Expériencre

Les artistes travaillent pour passer maître dans un art... le RPG EST un art...
 
AccueilPortailFAQRechercherS'enregistrerMembresGroupesConnexion

Partagez | 
 

 Feuille calcinée voletant entre les dunes du désert

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
£psiL¤n
Co-administratrice
avatar

Féminin
Nombre de messages : 443
Age : 28
Citation : *Refais chaque jour le serment d'être heureux*
Humeur : Happy for the moment
Powa ? : pooowaaaaaa XD Sieste powa ;)
Date d'inscription : 26/06/2006

MessageSujet: Feuille calcinée voletant entre les dunes du désert   Sam 25 Aoû 2007 - 16:18

Ca faisait longtemps que je voulais ouvrir une galerie ici en pensant plus particulièrement à un texte composé de plusieurs morceaux que j'avais posté sur Lumeinyx il y a longtemps... A l'époque (il y a deux ans >_<) je jouais un jeune elfe qui s'appellait Oldörin et que j'ai complètement abandonné avec mon entrée en étude supérieures.

La scène se passe au bal de fin d'année. Les passages marqués par [***] corespondent à l'intrevention des autres Rplayer sur le forum; ce texte a donc été écrit en plusieurs morceaux. Ce soir là Oldörin est au milieu d'un groupe d'amis en train de discuter en buvant un verre quand soudain...



Oldörin prit une des boissons que Meriëm avait apporté dans des gobelets et en but une gorgée.
- Je ne sais pas si vous avez remarqué mais il y a beaucoup de nouveaux venus ces derniers temps dans l'école. C'est vraiment bien, celà montre que la renommée de Lumeinyx est très étendue sur Loah et de part le système stellaire auquel appartient la planète...
Soudain l'elfe s'interrompit et porta une main à sa gorge. Son visage devint rapidement rouge. Il semblait étouffer! Les autres élèves le regardaient avec de grands yeux étonnés. Il émit une sorte de gargouillement et le verre qu'il tenait encore à la main tomba au sol, déversant son contenu à la chaude couleur de miel sur le plancher. Le jeuen garçon porta alors l'autre main à son ventre et il s'écroula au sol, inconscient.

[***]

Oldörin émergea du néant dans lequel il se trouvait, mais pas au sens où on pouvait le penser: il rêvait.

Il se trouvait dans une prairie parsemée de fleurs de toutes sortes et de toutes tailles. Certaines étaient minuscules, si petites qu'il fallait s'accroupir pour en distinguer les contours et d'autres gigantesques, plus grandes que lui. Mais toutes avaient un point commun: il lui semblait les avoir déjà goutées en tisane ou quelque chose comme ça...
Il se rappelait nettement ce qui s'était passé avant son évanouissement: la douleur au creux du ventre puis il était tombé dans un abîme noir, si noir qu'aucune pensée ne pouvait entrer dans sa tête mis à part cette douleur qui, il le sentait, provenait de la mixture qu'il avait ingurgité. Puis la douleur l'avait quitté. Cela ne pouvait signifier que deux choses. Soit il était mort, soit toute trace de poison avait quitté son corps. Mais il savait qu'il n'était pas mort car des voix lointaines lui parvenaient, comme un écho lointain et ces voix il les connaissaient: c'était celles des autres élèves qu'il côtoyait chaque jour dans la grande école de magie. Ne restait que la deuxième option: il était hors de danger. Mais pourquoi ne se réveillait-il pas?
Il reporta son attention sur le champ de fleur dans lequel il se tenait. De multiples parfums chatouillaient son nez. Il marcha lentement au milieu de ce florilège de senteurs et de couleurs chatoyantes. Mais une petite plante attira son attention: une asmodée. Il connaissait cette petite plante, elle avait la capacité de plonger quiconque l'avalait dans un sommeil profond mais il ne se rappelait plus quel était l'antidote.
Soudain il se figea. Juste à côté de l'asmodée, une autre plante s'étalait en un petit coussin de feuilles sur le sol. Et cette plante, il le savait, était mortelle!
La connexion entre les récents évènements ne put s'empêcher de se faire dans son esprit. L'étrange breuvage couleur miel contenait-il toutes les plantes de ce grand champs?
Il se remit en marche pour explorer chaque recoin et observer chaque fleur. Pendant ce temps une voix lointaine raisonnait dans la plaine...


[***]

Le jeune elfe entendait dans la vallée verdoyante un murmure lointain, montant du plus profond de la terre et caressant sa peau comme une brise tiède. Il connaissait cette voix, c'était celle d'un être cher: Morgane... Il tendit l'oreille mais plus rien ne vint que le vent, vide qui agitait les tiges des multiples fleurs qui l'entouraient.
Puis, comme cela arrive parfois dans les rêves, Oldörin se retrouva tout à coup dans un lieu totalement différent. C'était une sorte de grotte au fond de laquelle un feu ronflait dans une cheminée, créant une étouffante chaleur qui l'enveloppait tout entier. Les elfes ne suent pas d'ordinaire mais la chaleur était telle qu'il étouffait et que de grosses gouttes perlaient à ses tempes et en face de lui, se tenait dans un grand fauteuil une créature monstrueuse de couleur rouge-brunâtre pourvue de trois cornes dont l'une lui sortit tout droit du front. L'affreuse créature lui sourit avec un air méchant.

- Alors, c'est à cela que tu ressemble petit elfe, arrière petit-fils de Roamric qui me causa préjudice...

[***]

L'elfe recula dans son rêve, épouvanté par la laideur du monstre.
- Mais je ne connais pas ce Roamric dont vous parlez...
-Tu mens! le coupa la créature.
C'était vrai il mentait. Chez les elfes la généalogie est profondément ancrée dans les coutumes et Oldörin connaissait toute sa famille jusqu'à son arrière arrière arrière grand-père. Il aurait dû se douter que la créature n'était pas dupe et se mordit la lèvre inférieure d'appréhension.
- Mais qui êtes-vous? demanda-t-il alors.
Les yeux de la créature se plissèrent de contentement et il se leva en prononçant lentement chaque syllabe:

- Je suis celui qui gouverne le monde souterrain, l'homme sous les montagnes, celui qui déchire la terre et la réduit en poussière, je suis Belatron.
Et le monstre éclata d'un grand rire qui fit trembler les murs et gémir la terre sous leurs pieds.
- Que me voulez-vous? demanda l'elfe en essayant de maîtriser ses nerfs sur le point de lâcher.
- Ce que je te veux? Mais je veux une vengeance bien sûr! Une souffrance de mes ennemis à petit-feu, une agonie pour l'éternité dans le sommeil où tu te trouve. C'est encore plus amusant avec les elfes car ils vivent plus longtemps, beaucoup plus longtemps. Désormais ta vie ne sera plus qu'un très très long rêve empli de douleur et de tristesse. Tu ne te réveilleras jamais et tu endurera les pires maux qu'ai porté la terre.
- Pour... pourquoi? demanda Oldörin, chancelant.
- Tu es sourd ou tu le fais exprès? s'indigna Belatron. Je viens de te le dire! Il y a 10000 ans de cela ton ancêtre Roamric me maudit et me força à vivre sous cette forme hideuse et monstrueuse. Mais je ne put jamais me venger car j'était lié par un puissant sortilège. Je me suis débattu pendant 10000 ans et les liens qui m'entravaient ont finalement cédés. J'était alors enfin libre d'agir! Et je t'ai vu alors, jeune elfe arrogant, prétentieux et d'une gentillesse écœurante. Mais je ne peux sortit d'ici. J'ai donc pris le contrôle d'une personne de ton entourage pour te concocter une mixture qui me permettrai d'arriver à mes fins. Et j'ai réussi à t'attirer dans mon monde.
Les yeux rouges de la créature luisaient dans la semi-obscurité de la grotte et sa face avait une expression diabolique.
Le jeune elfe se sentait perdu pour toujours...


[à ce moment là, la petite amie d'Oldörin, qui se nomme Morgane, se met à pleurer et une de ses larmes tombe sur la joue de l'elfe
***]

Soudain, et malgré la peur que lui inspirait l'affreuse créature, Oldörin sentit une douce quiétude l'envahir. Un sentiment de calme et de paix s'imposa à son âme et une pâle lueur commença à émaner de son corps tout entier, comme une luciole scintillant dans le creux de la nuit. Il ferma les yeux, laissant ce pouvoir nouveau se diffuser dans ses veines, peu à peu s'étendre à son être tout entier.
Le monstre recula et plaça son avant bras en travers de son visage comme pour se protéger.

- Non! cria le monstre plein de rage.
Et il chargea le jeune elfe. Au moment où il allait l'atteindre de plein fouet la lueur autour de l'elfe s'intensifia et le démon fut projeté à l'autre bout de la salle.
Oldörin rouvrit les yeux
.
- Qu'est-ce que c'est? grogna le monstre. Une barrière d'amour te protège. Je ne peux plus t'atteindre. Comment cela se fait-il?!
- Vous êtes seuls. dit simplement l'elfe.
Ce fut comme s'il avait projeté une décharge électrique dans le corps de la bête. Le monstre tressaillit et c'était lui qui semblait avoir peur maintenant.
- Vous n'avez personne qui vous porte dans son cœur. C'est pourquoi vous ne pouvez m'atteindre. Mais je ne vous en veux pas. Je suis celui qui va vous apporter la quiétude dans l'infini du temps. Sachez que malgré ce que vous m'avez fait, j'éprouve une profonde compassion et non pas de la pitié pour vous. Ainsi, on peut dire que je suis en quelque sorte quelqu'un qui vous aime.
Le monstre poussa un profond soupir et leva les yeux au ciel, vers le plafond de la grotte qui se fissura. Une douce lumière en descendit et la créature murmura:
- Merci de me délivrer de la souffrance éternelle.
Et il disparut dans un éclair de lumière.

Oldörin entrouvrit un oeil. Morgane étant penchée au dessus de lui, le visage plein de larmes. Non, il ne rêvait plus. Cet affreux cauchemar était fini.

[***]

Oldörin était épuisé, bien qu'il ait semblé dormir pendant un bon bout de temps, mais il s'efforça de sourire à Morgane. Celle-ci articula quelques mots mais il n'était pas encore totalement sorti de sa torpeur et ne put les entendre. il ne vit que ses lèvres bouger et former ces mots qu'il chérissait tant: "Je t'aime"
Il se redressa pour se retrouver assis et serra le jeune humaine dans ses bras.

- Merci, lui dit-il à l'oreille. Sans toi je n'y serai jamais parvenu.
Puis il se mit debout, chancelant. La tête lui tournait, il avait dû se lever trop vite.

END


Voilàà, en le relisant je me dis que la fin est un peu niaise mais j'aimais bien ce texte. Maintenant il est posté ^^

_________________
Il était une fois une petite fleur prisonnière d'une bulle d'eau...
avatar d'antalis
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
£psiL¤n
Co-administratrice
avatar

Féminin
Nombre de messages : 443
Age : 28
Citation : *Refais chaque jour le serment d'être heureux*
Humeur : Happy for the moment
Powa ? : pooowaaaaaa XD Sieste powa ;)
Date d'inscription : 26/06/2006

MessageSujet: Re: Feuille calcinée voletant entre les dunes du désert   Mar 23 Déc 2008 - 13:07

J'aurais dû intituler cette galerie: "une galerie rarement remplie"

Voici un texte que je viens de poster à l'instant sur Gizeh, royaume oublié (ou forum mort) J'ai décidé de le composer en hommage à la cité resplendissante, et pour que l'histoire ait une fin.


Il était une fois, un royaume oublié...
La cité s'était recouverte d'une mince couche de sable, géant endormi dans sa robe dorée. Les champs alentours, jadis irrigués et fertiles, n'étaient plus qu'étendues desertiques. Pourtant tous étaient là, au fond de leurs chaumières, perdus dans d'innombrables rêves d'étoiles et de tempêtes, noyés dans les miasmes du temps et du sommeil. Un sortilège semblait s'être abbatu sur la ville, plus rien ne bougeait ni ne respirait, même pas les scorpions dans leurs tanières sous le sable des rues.
Un aigle cependant, survola la ville deserte, son oeil acéré cherchant à détecter le moindre mouvement dans la cité. Mais tout était définitivement immobile. Alors, ce Dieu descendu du ciel tourna son oeil d'or vers le soleil.
Le silence total fut alors masqué par un grondement sourd. La terre trembla, le sable sembla animé de vagues sous les mouvements litosphériques. Lentement, imperceptilement d'abord, puis de plus en plus ostensiblement, la ville entière s'enfonça dans le sol, comme dans des sables mouvants.

En une seule minute, la cité majestueuse de Gizeh la Belle fut engloutie dans les tréfonds du desert et disparut à tout jamais. Le grondement s'arrêta, tout redevint immobile.
La légende perdurerait car subsistaient au dessus de la terre, tendant leurs sommets vers les cieux infinis, l'imposant Sphinx et les trois pyramides, chacune destinée à une des princesses héritières.
L'aigle survola encore quelques instants puis s'éloigna et s'éloigna vers l'horizon nuageux. Un tempête se préparait.

_________________
Il était une fois une petite fleur prisonnière d'une bulle d'eau...
avatar d'antalis
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
Feuille calcinée voletant entre les dunes du désert
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Système d'échanges entre villes en mode solo
» [Biblio] Histoire de l'entre deux guerres
» historique et feuille de bande
» Boulot, ennui, feuille et feutre noir...
» [RP] Entre Die et Embrun : Aspres

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Expériencre :: Partie théorique :: Feuilles volantes-
Sauter vers: