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 Feuilles volant au gré du vent... by Federµraf'

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Federµraf'
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MessageSujet: Feuilles volant au gré du vent... by Federµraf'   Mer 30 Aoû 2006 - 10:39

Lyra

A la Mer d'Argent.

Sujet du topic : Lasse...

Lyra trempa ses pieds dans l'eau glaciale. C'était la deuxième fois qu'elle venait ici. L'autre fois, elle s'était fait une ennemie. Cela s'était un peu arrangé, mais... elle ne pouvait s'empêcher de garder ce souvenir, de s'y accrocher et de puiser son énergie dans sa rancune.
Elle avait si peu de souvenirs... elle ne savait pas ce qui se tramait ici, si Furiana était revenue ou quoi que ce soit. A vrai dire, elle s'en fichait. La demi-elfe aurait juste voulu que une personne daigne au moins lui parler, devenir son amie, même avec une élève, la différence élève-instructrice n'était d'aucune importance pour elle.
Non, on l'avait laissée seule, l'oubliant sans doute, oubliant qu'elle aussi avait besoin d'affection, sous ses airs mystérieux, elle était si faible...

Faible. Ce mot s'était bloqué dans ses pensées. Et les larmes lui montèrent aux yeux. Elle n'avait pas d'amis, personne à protéger, personne pour la protéger. En un mot, elle était faible. Seule. Lasse...

Elle n'arrivait plus à penser, ses yeux mouillés de larmes qui ruisselaient partout, sur sa peau, dans son cou, elle regardait la mer. La mer si grande et belle. Même cette étendue d'eau glaciale était plus puissante que Lyra.

La demi-nymphe n'avait pas d'emprise sur elle. Et puis surtout, la mer d'argent avait une alliée : la lune. La lune qui la dorait de ses rayons froids, dessinant des rides sur l'eau impassible, la mer reflètant la lune, la lune reflètant la mer, une infinité de jeux de miroir et de lumière.
Oui, c'était beau. Elle attrapa une de ses larmes et la jetta dans la mer.


* Tu es plus forte que moi *

Elle se déshabilla entièrement. Peu lui importait s'il y avait quelqu'un ou pas, elle ressentait l'irrépressible envie de fusioner avec son élément natal.
Lyra laissa les vaguelettes emporter son corps, le traîner, sans réagir. Elle n'était pas maîtresse des lieux.


* C'est un privilège pour quelqu'un d'aussi faible que moi de se baigner dans cette mer... *

Beaucoup de pensées effleuraient son esprit, comme la douce onde. Elle prit conscience de choses qu'elle ignorait jusqu'alors. La mer lui murmurait ses secrets.
La jeune femme se mit à fredonner une douce mélopée. Ferma les yeux.
Sentit son corps s'enfoncer dans l'eau argentée, se laissait faire.

On ne voyait plus rien, la nuit noire cachait tout. Seul brillait, dans l'obscurité, le filet de bulles argentées qui s'échappait de la bouche d'une jeune femme, les cheveux bleus soulevés comme par le vent, la peau pâle. Puis, le filet cessa.


* Je suis lasse. Si lasse... *



Toujours dans le même topic


Lyra marchait, pieds nus, pour seul habit une couverture sur le dos. Ses pieds effleuraient l'herbe trempée de la rosée du soir, celle qui tombe des étoiles. Elle se sentait épuisée, fatiguée. Elle percevait chaque battement de son coeur. Avait l'impression de laisser une part d'elle-même en arrière.
Son pied resta soudain en suspens, éclairé par la lune haute dans le ciel.
Anaé ! Lyra se mordit la lèvre. Elle n'avait pas voulu être méchante. Juste qu'elle ne savait jamais expliquer ses sentiments. Et elle était si égoïste, parfois...

La demi-nymphe ferma les yeux, faisant signe à Lénore de l'attendre. Elle fouilla au plus profond de son être, trouva soudain des yeux dorés qui lui étaient si familiers. Murmura quelque chose puis se remit en marche.
Elle avait menti. Elle connaissait Aquarn depuis bien longtemps déjà...
la peur de dire la vérité sur ses sentiments... encore et toujours...

Le dos lisse apparut une nouvelle fois dans l'eau, traçant des petites vaguelettes qui vinrent se briser sur la berge. Ses yeux sages avisèrent la jeune fille qui se baignait.
Il s'approcha d'elle et coula son corps puissant sous sa main, en une sorte de caresse consolatrice.
Puis il fixa son regard dans le sien. La compréhension.
Maintes fois il l'avait fait avec Lyra.
Et comme à chaque fois, le lien psychique s'établit.
Il envoya un message en pensée à Anaé.


* Ne lui en veux pas... elle ne voulait pas être méchante *

On aurait dit que des larmes coulaient sur son doux museau, lui aussi avait souffert.
Mais ce n'étaient que les gouttes d'eau de cette immensité liquide. Malgré ses yeux imprégnés d'une étrange tristesse.
Incapable d'exprimer ses sentiments lui aussi...


* Je suis Aquarn *

Il plongea, sa queue battit l'écume et son corps fin et musclé pénétra dans l'eau à la verticale. Le dauphin éxécuta une petite pirouette sous l'eau puis remonta doucement.
Laissa Anaé s'asseoir sur son dos.
Puis Aquarn l'emmena explorer la mer immense et inconnue...
la seule consolation pour lui, lorsqu'il était triste.
Peut être cela consolera-t-il la jeune femme aussi. Tous deux blessés par la même personne...

La personne qui courrait toujours aux côtés de Lénore, inconsciente de son trouble.
Seule une impression vague de regret s'attardant dans le bleu pâle de ses yeux
.


Toujours le même...


" Si... si je le connaissais avant ? "

Elle s'arrêta, l'innocence sur le visage comme une enfant surprise en train de jouer. Une étincelle malicieuse traversa à nouveau son regard.

" Peut être... "

Clin d'oeil évasif. Puis soudain Aquarn lui envoya un message qui la secoua.
Elle resta, tremblante, agenouillée dans l'herbe.
Ceci n'était pas un jeu. On ne jouait pas comme ça avec les sentiments.


* Tu as encore beaucoup à apprendre, Lyra... *

" Oui, je le connaissais. "

C'était sorti tout seul. Elle ne savait pas pourquoi elle avait mis si longtemps à le dire.
Et maintenant, elle savait qu'elle devrait se révéler jusqu'au bout. C'était toujours comme ça ...


" C'était ... je... je l'aime. "

Alors vinrent les larmes. Après le cris du coeur. Des minces filets d'eau salée ruisselaient dans l'herbe, se mélangeant à la rosée.
" Je l'aime ". Maintenant que ces deux mots étaient sortis, elle ressentait à nouveau tous les sentiments qui s'étaient effacés avec le temps.
La honte de chercher un copain alors qu'elle l'aimait. Et la honte de le faire souffrir autant.
La jalousie de voir Anaé sur son dos.


" Je l'aime". Ces deux mots, elle aurait du lui les dire en face.
* Et dire que... que je l'avais presque oublié... *
Secouée de violents sanglots, la demi-nymphe resta agenouillée devant Lénore.

" Tu sais... ce n'est pas vraiment un dauphin... "

, murmura-t-elle entre deux sanglots, comme pour s'en persuader un peu elle-même.

" Tu dois... me prendre pour une idiote. "

Toujours la même phrase. Elle l'avait dise à Lim aussi. Banale excuse.
Pourquoi restait-elle là, pourquoi n'allait-elle pas LE voir, là bas dans l'océan glacial ?

La peur... la peur de ses sentiments.

Cette peur qui s'insinuait dans ses veines et les remplissait de glace. Et elle s'en arrachait les cheveux. Se mordait les lèvres.

Tentait de souffrir autant que LUI, essayant de l'imaginer.


* Pardonne moi *

Une dernière supplication pour l'impossible, la tête levée vers les étoiles...


Idem


Un instant, Lyra crut que c'était sa mère qui la consolait ainsi. Elle se calma sous les consolations de Lénore et cessa peu à peu de trembler.
Elle s'en voulait, elle s'en voulait à mort.
Pourquoi n'allait-elle pas le voir ?
Rien n'était trop tard, après tout. Si Lénore le lui ordonnait, elle irait.

Lénore lui dit alors d'aller le voir, de sa voix douce et posée d'elfe.

Lyra se leva et se dirigea vers le lac. De son côté, Aquarn avait déposé Anaé sur la rive.

Le dauphin avançait en ondulant son corps, entouré d'une bulle d'invisibilité, connaissant le besoin de discrétion de la demie-nymphe.
Elle entra à son tour dans la bulle, le regarda dans ses grands yeux dorés.
Ce regard qu'elle avait redouté depuis si longtemps. Dans les yeux du bel animal se reflétait la douleur, la tristesse.
Puis il se transforma lentement. Comme une vague se brisait sur lui, son corps devint humain. Sa peau translucide et bleutée se fondait avec son élément. Il était vêtu d'une grande robe en lumière de lune, cette matière argentée plus légère et chaude que la soie. Ses cheveux noirs d'encre tombaient en mèches dans ses yeux. De tout son corps se dégageait la séduction discrète et le besoin d'amour.

Les pleurs de Lyra reprirent.

* M'aimes-tu ? *

Aquarn avait posé la question, directement, sans faux détours. Lyra le comprenait : il avait attendu si longtemps déjà...

Il pouvait presque lire ses pensées, tant le lien était fort à ce moment précis, il avait bien l'intuition que c'était vrai. Mais il voulait les entendre de sa bouche.

Ces mots qui lieraient leur destin à jamais. Ces mots que tant de personnes avaient prononcés avant eux. Et qui pourtant resteraient toujours uniques... Les seuls mots qui comptaient.

Les mots qui se firent larmes sur les joues de Lyra.


" Je t'aime "

Deux larmes.
Deux larmes que le dieu cueillit au creux de sa main. Pour la première fois depuis si longtemps, un sourire se dessina sur sa bouche.
Sur celle de Lyra aussi.

Et les deux êtres de l'eau se mirent à rire, d'un rire plein d'allégresse. Il étaient libérés ! Libres ! Plus besoin de mots.
Ils s'enlacèrent et s'embrassèrent...
avec pour seul témoin la lune qui les couvait de son regard bienveillant.

Dans l'eau transparente qui leur arrivait à la taille, un sentiment de puissance les envahit, ils ne seraient plus jamais seuls. Le bonheur d'être compris, de ne plus devoir parler... Lyra sentit soudain qu'à présent elle n'avait plus rien à envier à la mer. L'amour la rendait aussi puissante que cette grande étendue paisible et que la lune.

L'astre argenté se coucha doucement dans les flots, fondit dans le lac. Un instant, elle darda ses rayons immaculés sur le couple.

Ils s'aimaient et c'était bien ainsi.


Nom du sujet : Chutes d'Argent
Réponse à Limstella (décidément !)


******

" Oui, c'était un chêne "

Lyra s'était calmé, les larmes coulaient encore toujours sur ses joues mais elle souriait, regardant l'immense arbre pris par les flammes. La demi-nymphe ferma les yeux, et laissa une trombe d'eau éteindre l'incendie. Ca ne le rescuciterai pas, mais si ça faisait plaisir à Lim... Si Lim aimait les chênes...
L'univers entier semblait déchaîné en même temps que la tristesse de la vampire.


" Ils pleurent... avec toi. Les nuages, les chutes, les arbres. C'est pour toi qu'ils pleurent. L'univers t'aime, petite vampire..."

L'univers t'aime. Une bien douce phrase, qui masquait bien des réalités. L'univers aimait la pluie, car elle faisait pousser l'herbe. Il aimait les saisons, rythmant sa vie comme un coeur qui bat. Mais aimait-il les vampires aux joues d'ivoire ?
La grêle... les grêlons lui martelaient la tête pour fondre dans ses cheveux d'azur, comme ses doutes. Si l'univers ne l'aimait pas, elle l'aimerai à sa place.
Il faisait froid. La nuit déposait doucement son nuage noir sur le monde, le nuage était secoué par les vents et percé par la foudre, mais il ne partait pas. Le règne du soleil était depuis longtemps terminé.


* Après la pluie ne vient pas toujours le beau temps... des fois, il y a la grêle... puis la nuit *

La demi-elfe aimait la pluie. Mais elle n'aimait pas la grêle. Ni l'orage si destructeur. La demi-elfe posa sa main sur la paroi rocheuse. Celle-ci se creusa pour former une petite grotte. Lyra déposa doucement Lim à l'abri, puis s'assit à côté d'elle.
Elle ne ferait pas de feu. Il serait aussitôt éteint par le vent, et puis... une demi-nymphe ne fait jamais de feu. Règle implicite. Les flammes, ennemies de l'eau.
Elle fit apparaître des couvertures, en déposa une sur les épaules de Lim. Elle s'occupait d'elle... comme d'une petite soeur.
Lyra était fille unique. Elle avait perdu ses parents. La solitude, l'impression d'être rejeté par tout le monde, de n'avoir personne qui l'accepte... elle connaissait. Lorsque la famille vous fait défaut, il vous reste les amis. Deux fois tentée par la mort. Deux fois sauvée.

Par des amis...


" Tu sais, tu n'est jamais seule. "

Au-dehors, le vent chantait doucement sa plainte, s'infiltrant dans une petite grotte grise, dans le coeur d'une jeune fille.
Tes amis sont là, petite vampire, ne l'oublie pas...




Faerï Lunedõr

A la Mer de Brume

Sujet du topic : Nuage d'eau pourpre. Réponse à Nathanaëlle Lïh.

Faerï resserra un peu les doigts sur la fleur qu'elle venait de cueillir. Elle n'en avait jamais vu de semblable.
De douces pétales veloutées enrobant le coeur doré de la fleur, quelques paillettes de lumière s'attardant sur sa robe pourpre. Une tige hérissée de piquants qui lui rappelaient les dents de requin qu'elle collectionnait.
Quelques feuilles bruissant sous le vent, émeraudes, au calme dangereux cachant quelques épines qui écorchaient les doigts.

Elle plongea sa main endolorie dans l'immensité liquide qu'on pouvait deviner sous les rayons miroitants de la lune, tandis que Galixia volait au-dessus de sa tête. Le rivage de la mer des brumes dessinait une courbe argentée teintée d'écume. La lumière faisait apparaître le monde...
comme ce ruisselet de sang qui serpentait devant elle dans le liquide pur.
Faerï leva la tête, projettant en l'air la myriade de gouttes qui s'étaient attachées à ses cheveux rebelles.

Une jeune femme... les cheveux blonds pâles. Une main jettant au loin des gouttes rouges. La blessure légère lui traversant la main, elle n'en avait que faire. Son regard brûlait de haine.
Non, de rancune réveillée.
Sa beauté avait été engloutie par des années de solitude noire.

Faerï regarda sa rose, puis la jeune femme. Telle une fleur fanée...
Son regard coula vers ses habits éternellement noirs. Un deuil de plus...
Un loup noir se glissa à ses côtés, la poussant vers l'avant de son doux museau.

Résignée, la jeune fille adopta une démarche feutrée et avança vers la femme.
Celle-ci ne l'avait pas vue, continuant sa contemplation de l'apocalypse du soleil.
Faerï s'assit quelques pas plus loin, sur un rocher, les pieds trempant dans l'eau.
Tout devint noir.


Dernière édition par le Sam 6 Oct 2007 - 14:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Feuilles volant au gré du vent... by Federµraf'   Sam 6 Oct 2007 - 14:57

Meolün

Nom du sujet : Feuilles mortes
Réponse à Limaëdre


****

Un pas, puis un autre. Mais étaient-ce vraiment des pas ? Des pas dans la tête ? Pouvait-on marcher dans sa tête ? Tout cela n'était pas réel.

"Définissez "réel", s'il vous plaît", aurait dit cette casse-pieds de prof de français. Qui voulait toujours des définitions à tout. Une des rares fois où elle était venue à l'école, cette pauvre femme lui avait demandé de définir le "bonheur". Elle avait dit la drogue. Virée. Qu'est-ce qu'elle en avait à faire, ce que c'était le réel ?
Ce qu'elle voyait ne l'était pas. Réel, c'était tout, sauf cette plaine couverte par le brouillard, ces quelques plantes ridicules. Où donc était passé le soleil ?

Pourquoi tant de questions ? Et combien de temps allait-elle demeurer seule, aux prises avec elle-même ?


"Je..."

Ce "je", qu'elle avait tellement prononcé de son vivant. Deux lettres, son "moi", son "âme", la seule chose qu'elle eut jamais possédé. Qu'on lui avait enlevé. Où était passée sa première personne ?

"Merde..."

Elle avait trébuché. Voilà ce qui arrivait lorsqu'on pensait trop. On s'emêlait les pattes, les pinceaux, tout ce qu'on voulait. Le résultat était le même : on tombait. C'était une chute qui l'avait amenée ici.

Elle releva. Péniblement, aurait-on pu dire, mais ce n'était même pas ça. Elle n'avait pas eu mal, elle ne ressentait pas le poids de son corps, ou plutôt de son enveloppe charnelle. Il ne semblait pas y avoir d'attraction. Et pourtant, elle restait les pieds solidement ancrés sur le sol. Comme si elle y était attachée par un fil de rêve.

Mains et pieds liés par ce même fil.


"Qu'est-ce que je fous là ?"

C'était la question qu'elle se posait, en réalité, au-delà de tout cet ensemble de questions très phylosophiques sur elle-même. Comment en était-elle venue là ?

*Tout ça, c'est la faute à Julia. Quelle idiote de m'appeler au moment où je suis sur ma moto ! En plus, c'était même pas une amie...*

Non, des amis, des vrais, ça ne vous appelle pas en des moments pareils. Que l'accident soit de sa faute à elle, entièrement, elle n'y songeait pas une seconde.

"Pfff et en plus y'a du monde."

Elle venait d'apercevoir une jeune fille, d'une maigreur cadavérique et aux longs cheveux noirs. Elle aurait préféré être seule...



Twirl


Bal à thème de début d'année

**

"Ayouch !"

Oui, il avait essayé de faire un pas. Dans ces foutus souliers noirs. C'était raté.
Le lutin décida donc que, jusqu'à ce qu'il trouve une solution, il continuerait à marcher sur les mains.


"Zut de zut !"

Le problème, c'était que sur les mains sa robe lui tombait dans la figure. Le lutin furieux envoya balader ses souliers douloureux, puis se remit sur pied.
Ajusta sa coiffe blanche.
Sautilla allègremment vers la grande salle, ouvrit la porte et entra. Il était le premier !
Un rayon de soleil qui passait par la fenêtre vint éclairer le lutin. Ou plutôt, ce qui avait été un lutin.

Twirl portait une robe noire qui tombait strictement jusqu'à ses pieds, une coiffe blanche sur la tête, un chapelet autour du cou. Il avait croisé les bras et baissait humblement la tête.

Bon, vous l'avez deviné : notre catastrophe nationale était déguisé en bonne soeur.
Pas n'importe laquelle hein ! Une bonne soeur qui se déplaçait en sautillant, pieds nus, en faisant des pirouettes. Une bonne soeur qui n'avait pas l'intention de se priver de farces de la soirée...

Mais passons. La porte de la Grande Salle s'ouvrit dans un grincement. La bonne soeur se précipita vers la chaise la plus proche, s'assit en croisant les jambes et fixa du coin de l'oeil la prochaine personne à entrer dans la salle.
J'allais oublier : depuis le début, un sourire malicieux était resté sur ses lèvres....


**

La nonne se leva dans un froufrou de tissus et alla saluer la nouvelle venue...

"Coucou El ! Tu es déguisée en QUOI exactement ?"

Twirl lui dédia un regard gogenard, puis remonta ses lunettes sur son nez, avant de se rendre compte qu'il n'avait pas de lunettes, ce qui le fit mettre les poings sur les hanches, contrarié.
Eldanòrë avait un déguisement certes... étrange. Un mélange entre nymphe aquatique et croquette pour chien. Le résultat était plutôt déroutant.


"Tu m'as reconnu(e) ?"

Il lui sourit, la tête penchée sur le côté. Lui était vraiment adorable déguisé en petite nonne. Déjà que ses traits étaient un peu féminins...

"Couiccc"

Un couinement agacé sortit de sous sa coiffe. Le lutin affolé plongea sa main dedans en essayant de ne pas la froisser, et sortit un rat enragé qui essaya de lui mordre le doigt.

"Voyons, tu es très bien comme ça, Lol."

Le Lol en question n'avait pas l'air convaincu. Son diabolique petit maître l'avait doté d'une paire d'oreilles noires, des fausses pattes griffues et une queue de velour noir.
Un rat déguisé en chat !
En apercevant le collier d'El, la bonne soeur décida que, pour un chat, se déguiser en croquettes pour chien n'était pas mal non plus, côté originalité...

Son regard balaya la salle et il LE remarqua.
Ce jeune homme vêtu d'une robe à coeurs rose à souhait. Kadel.


"Kadeeeeeeeeeeeeeeeeeeel !"

Le lutin fou de joie effectua une danse autour du pauvre travesti.

"J'adoooooore ton costume ! Le rose te va su-per bien !"

Il partit dans un fou rire joyeux et se recula de quelques pas pour admirer la tenue de son ami. Vraiment craquant. Et il avait l'air d'avoir honte en plus !
Le sourire malicieux du lutin dévoila ses petites canines.


"Ecoute, moi je suis déguisé en bonne soeur, alors n'en fais pas tout un plat ! Elle est très bien ta robe !"


Parce que, si tout le monde venait au bal pour se planquer dans un coin, on avancerait pas, mais alors pas du tout...

**

Twirl s'inclina devant le fou rire de Kadel, puis de Shin, avec les mains collées l'une contre l'autre et un sourire délicatement pincé, celui-là même qui allait si bien avec son déguisement. Qu'est-ce qu'il s'amusait !
Anaé s'approcha d'eux, ou plutôt sauta sur Kadel. Twirl eut un soupir, quelque chose comme "ah, les jeunes", jusqu'à ce que la jeune fille à la robe rose à coeurs décide enfin de la présenter à sa compagne, une ravissante autre jeune fille toute en noir.

"Eh, ma Belle! Je vous présente Soeur... euh... soeur...?"

La petite nonne salua brèvement la jeune femme.


"Soeur Twirlinette des Hyppocampes."

Il se mordit les lèvres pour ne pas éclater de rire devant ce nom grotesque. A la place, il se mit à genoux et récita d'une voix flûtée.

"Prions pour le pauvre Kadel
Aujourd'hui tout de rose vêtu
Que ses pêchés futurs soient pardonnés
en l'honneur de ce jour si exceptionnel
Amen."


Il se leva en gardant toujours le visage impassible, posa une main sur l'épaule de son compagnon et dit d'une voix très sérieuse, les yeux catholiquement baissés.

"Tous tes pêchés seront pardonnés. Profite de ce jour avec ton bisounours..."

Il partit en courant pour aller pouffer de rire dans un coin. Et dans ce coin il y avait...

"Azaelia ! Comment vas-tu, ça fait longtemps !"

Décidément, ce bal était un moment de retrouvailles. Il contempla tout sourire la petite fée aveugle, qui avait enfilé une robe dix fois trop grande pour elle. Si sa tête n'était pas aussi petite, elle aurait pu passer pour une humaine...

_________________

La mort est un processus rectiligne...


Dernière édition par le Sam 6 Oct 2007 - 15:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Feuilles volant au gré du vent... by Federµraf'   Sam 6 Oct 2007 - 14:58

Critiques reçues :

Sakka a écrit:
C'est super poétique et super beau. En deux mots: j'adore. J'aime en particulier ton style parfois un peu "hâché" si propre à la poésie.

Federµraf' a écrit:
Faible. Ce mot s'était bloqué dans ses pensées. Et les larmes lui montèrent aux yeux. Elle n'avait pas d'amis, personne à protéger, personne pour la protéger. En un mot, elle était faible. Seule. Lasse...


La jeune femme se mit à fredonner une douce mélopée. Ferma les yeux.
Sentit son corps s'enfoncer dans l'eau argentée, se laissait faire.

Ce ne sont que quelques exemples.
J'aime aussi le ton mélancolique et étant donné que je suis assez dans cet état d'esprit dû à la rentrée des classes, je comprend bien ce que tu veux faire ressentir.
Enfin, il y a de superbes métaphores (ça va toujours avec l'idée que ton style est poétique).

Federµraf' a écrit:
la mer reflètant la lune, la lune reflètant la mer, une infinité de jeux de miroir et de lumière.

Sinon, je suis plutôt embêtée pour les points négatifs vu que je n'en ai pas. Je sais qu'une critique est sensée s'appuyer dessus, mais il va falloir faire sans!
J'édite dès que j'en trouve!

~¤ Arya a écrit:
J'aime beaucoup ton style.Comme le dit si bien Sakka,c'est poetique,et immensément mélancolique.

Peut-être un peu être un epu trop,parfois...J'aime surtout le côté évasif de tes postes,tu centre plus sur les entiments du personnages que ce qui l'entourent.

On ressent vraiment la tristesse,la mélancolie,et tout autre chose aussi,comme si on était le personnages.On s'embarque,on te suit...

Mais,moi,ça me laisse un epu sur ma fin.J'ai pas mal de questions sur ce qui se passe,par exemple...

Mais sinon j'aime,et je suis loin d'être aussi douée!

Rom'@n!Ak a écrit:
Rooh, laisse-la s'auto-critiquer Sakka ^^ c'est comme çà qu'on progresse. Moi aussi je suis total fan de ces posts, mais elle a raison, des fois il ne faudrait pas abuser XDD...

Pour Faëri...je trouve que tu as très bien intégré son caractère fantaisiste dans ton post, ma Catounette : "qui lui rappelaient les dents de requin qu'elle collectionnait.", " Son regard coula vers ses habits éternellement noirs. Un deuil de plus...".

J'aime beaucoup aussi ta façon très délicate de passer d'une idée à l'autre, par exemple :
"Quelques feuilles bruissant sous le vent, émeraudes, au calme dangereux cachant quelques épines qui écorchaient les doigts." puis "Elle plongea sa main endolorie...". Tu ne dit pas clairement que elle se pique avec les épines, mais tu l'esquisse délicatement, et je trouve que çà donne beaucoup de légereté au texte. Autre exemple "La lumière faisait apparaître le monde..." puis "comme ce ruisselet de sang qui serpentait devant elle dans le liquide pur."

Alors sinon, j'adore cette métaphore "Le rivage de la mer des brumes dessinait une courbe argentée teintée d'écume." et la compraison de Nathanaëlle avec une fleur fanée...c'est très bien approprié ^^.

Pour finir, c'est une bonne idée d'adapter la forme de Galixia, son daemon, à ses sentiments : volant librement en tant qu'oiseau tandis qu'elle découvre l'endroit, puis en loup noir alors qu'elle pense aux deuils qu'elle porte et à la jeune fille pleine de "rancune éveillée." ^^ Et "Tout devint noir." est un très beau raccourci de la tombée de la nuit et en même temps une parfaite conclusion pour le post.

Voilà, çà te va comme commentaire ? J'ajouterais que ton style ( fantaisiste lui aussi ) est parfaitement adapté au caractère de ton perso ^^.

Sakka a écrit:
Je prends le premier, s'il vous plaît! Bon, je suis loin d'être à la hauteur de Rom' ou de la tienne pour les analyses, mais on essaie quand même! Wink

Tout d'abord, je trouve que ton style a assez évolué depuis mon dernier com' (je m'en étais aperçu avant, mais je le signale ici).
Bon évidemment, côté phrases nominales, en-veux-tu en-voilà, mais j'adore, donc... ^^

Mais sinon, tu emploie de plus en plus l'ironie. Je pense notamment, dans ce texte, au second paragraphe où tu parles du bonheur et du réel. Et on retrouve cette ironie tout au long du texte.
Perso, c'est un humour que j'apprécie, léger, où tu laisses deviner le lecteur plutôt que de lui balancer la blague à la figure.

J'aime aussi tous les petits commentaires que tu laisses en tant que narrateur "Elle se releva. Péniblement, aurait-on pu dire, mais ce n'était même pas ça", "On s'emmêlait les pattes, les pinceaux, tout ce qu'on voulait" et autres. A nouveau, je trouve que ces touches d'humour sont très légères.

Bon, sinon on a toujours droit aux raisonnements philosophiques.
"Ce "je", qu'elle avait tellement prononcé de son vivant. Deux lettres, son "moi", son "âme", la seule chose qu'elle eut jamais possédé. Qu'on lui avait enlevé. Où était passée sa première personne ?"
Je n'ai pas choisi le meilleur exemple, mais c'en est un que j'ai dû relire trois fois avant de commencer à comprendre, donc ça illustre assez bien les raisonnements philosophiques à mon goût... XD

Et pour finir, je conclus sur les discours directs que tu emploies. J'ai remarqué que tu en sèmes dans tes RP. A nouveau, je trouve que c'est un point positif car moi, c'est plutôt nada, ils servent juste à faire avancer les conversations.
Toi, tous les "Qu'est-ce que je fous là ?" ne font pas partie d'un dialogue à proprement parler, c'est plutôt le personnage qui se parle à lui-même. Ca aide à faire avancer l'action et ton texte. Et à nouveau, c'est un moyen assez léger que tu as employé.
Et sinon, le vocabulaire qui s'y trouve et souvent vulgaire "Merde", "Qu'est-ce que je fous là ?"... Vu que dans ton développement, tu utilises des mots assez soutenus par endroits, ça fait un beau contraste... ^^

Sakka a écrit:
Tu veux un "mais"? Très bien. Twisted Evil
Tu écris très bien mais tu as fait une faute de frappe dans ce texte:
Citation :
Elle releva. Péniblement, aurait-on pu dire, mais ce n'était même pas ça.
Tu as oublié le "se" releva (j'espère pour toi que c'est une faute de frappe et non de grammaire! ^^).
Et voilà! Satisfaite à présent? XDD

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MessageSujet: Re: Feuilles volant au gré du vent... by Federµraf'   Sam 6 Oct 2007 - 15:10

Ouff =p
Premier et second post mis à jour ^^. J'attends vos critiques Very Happy

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Feuilles volant au gré du vent... by Federµraf'
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