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 Quelques textes..

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Dyn@m!te
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MessageSujet: Quelques textes..   Lun 20 Nov 2006 - 14:46

ELAMENT
SYRA ANY (elle est muette)

Citation :
Syra avait tant été éblouie par cette merveilleuse cité, qu'elle s'était perdue. Elle avait plusieurs fois tenté de demander son chemin, mais son Hybridité ou son manque de parole faisait qu'on la chassait à chaque fois.
Après avoir erré pendant plusieurs heures dans la ville sans trouver de renseignements et sans trouver l'école, Syra avait commencé à désespérer. Allait-elle devoir dormir dans une de ces sombres ruelles? Simplement à cette idée, elle frissonna légèrement. Elle ne voulait s'envoler que dans le pire des cas, car, malgré les promesses de l'ermite, elle avait toujours peur de se servir de ses pouvoirs.
Depuis plusieurs instants ellemarchait en scrutant la rue, quand au loin elle vit deux personnesen plein conciliabule. Elle accéléra, arrivant rapidement àla hauteur des deux personnes, et là, ne sut quelle attitude prendre.
Elle ne pouvait pas leur parler, c'était sûr...
Tout en réfléchissant elle observa les deux personnes. Il y avait un jeune homme en... robe de chambre? Elle se demanda si c'était la mode maintenant de se promener en robe de chambre dans la cité... Et puis aussi une jolie jeune femme aux cheveux noirs et aux yeux couleur brouillard, dont la tenue, censée être noire, était couverte de poussière, comme celle de Syra, d'ailleurs... Comme pour chasser ces pensées, Syra secoua sa tête, faisant voleter ses cheveux verts... Elle sourit, et, tendant ses deux mains, paumes vers le ciel, elle espéra que ses... interlocuteurs la comprendraient...

GIZEH
DYNAH

Citation :
Dynah se posa sur le socle d'une statue et posa Némé par la même occasion. Elle était ra-vie de revoir sa presque soeur de lait après tant de temps. Elle était toujours aussi jolie et aussi svelte.... et aussi sisceptible...
Dynah replaça une de ses mèches blondes derrière son oreille, qui laissa échapper deux autres mèches par la même occasion. Dynah se battit pendant quelques minutes avec sa longue toison dorée, sous le regard moqueur de son amie, puis ayant résolu le problème en se les trssant et en se les attachant avec une barette en or volée à une riche femme. Elle posa sa sacoche qui ne la quittait jamais sur ses genoux et regarda sa quasi soeur.

Alors, soyons claires, ton frère va bien?

Dynah avait toujours eu une attirance pour ce garçon, légèrement plus jeune qu'elle, mais si craquant. Attention, il n'y avait pas de sentiment réel... Elle sourit... et sa mine s'assombrit quand ses cheveux retombèrent en belles boucles sur ses épaules, tandis que la barette tombait au sol.

Trop de cheveux... Avec un peu de chance j'ai cassé la barette... Dommage, de l'or incrusté de saphirs...

LAOKESS
MIAOU (oui oui,la folle-pyromane en personne)

Citation :
Miaou n'avait jamais visité les souterrains. Sans doute parce qu'ils étaient humides et qu'elle détestait l'eau, comme tout chat qui se respecte, et qu'elle contrôlait l'opposé de cet élément. Mais elle avait fini par décider que l'obscurité qui y régnait était parfaite pour un chat en manque d'obscurité où tester sa vue nocturne, donc elle avait résolu d'y descendre. Plus silencieuse qu'un chat, Miaou était descendue par un escalier qui comprenait un grand trou d'une longueur de 5 marches. Elle avait légèrement sauté au-dessus et s'était réceptionnée en silence. Le silence. Qu'est-ce qu'elle aimait le silence...

La jeune fille-chat avança, heureuse de ne pas avoir besoin de lampe, elle était en effet nyctalope (on l'savait bien qu't'étais une sal***! raah, j'avais trop envie de le placer celui-là!) et voyait aussi bien dans le noir que dans la lumière. Pas besoin de flammes au bout des doigts, de lampe, rien... Elle aimait autant la lumière que l'obscurité, quel délice! Elle posa ses doigts sur le mur suintant d'humidité et frissonna. Berk, c'était visqueux comme tout. Elle la retira rapidement, et s'essuya sur un mouchoir. Soudain elle posa son pied nu dans uns flaque encore plus visqueuse. Elle n'aurait jamais dû venir ici, c'était horriblement... mouillé! Presque autant que l'eau elle-même XD.

Soudain elle entendit un chant. Quelqu'un d'autre était donc ici! C'était une voix inconnue. Elle s'avança en silence et régla sa vue de façon à discerner toute forme humaine. Là, au centre d'une salle ronde, une jeune fille était assise. Toute en noir. Miaou avait pour elle des cheveux clairs qui lui donnaient l'apparence d'une fantôme et des yeux rouges, comme deux flammes. Même sa robe n'était pas très discrète... Mais la jeune inconnue, complètement perdue dans sa chanson ne semblait pas s'apercevoir de sa présence. Ou peut-être faisait-elle semblant... Toujours est-il qu'elle sursauta légèrement quand Miaou prit la parole:

Bonjour, je suis Miaou. Et toi?
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MessageSujet: Re: Quelques textes..   Lun 28 Mai 2007 - 23:19

Une série sur mon nouveau forum :
Au Crépuscule > Titanya

Citation :
Titanya eut un de ces sourires dont elle avait le secret. Moqueur et langoureux, ironique et passionné. Méphystophélès était toujours aussi charismatique et mystérieux... Elle le connaissait depuis... depuis une éternité dirait-on, et pourtant, ce n'étaient que 1 285 années, grosso modo qu'ils avaient passé ensemble. « Que ». Les yeux de Titanya brillèrent un instant, de cet éclat qu'elle seule pouvait reproduire : cruel mais attirant, mauvais mais hypnotique. Son esclave attitrée arriva finalement, bien trop tard. Elle eut une moue horrifiée en voyant que sa maîtresse avait du se débrouiller seule, mais Titanya la congédia d'un mouvement des doigts. L'esclave se plia en deux... et tomba au sol, inanimée simplement évanouie. Titanya ne voulait pas de gêneurs quand elle était avec Méphysto. Il s'approcha d'elle et elle frémit, de joie, de passion... Il lui embrassa la joue, sa joue qui passait du cuivré au très pâle, selon l'humeur de la « jeune » femme. Elle lui lança un regard indéchiffrable. Il avait encore sur lui l'odeur d'un parfum féminin et d'un sang humain. L'Impyératrice ne fut pas longue à deviner que son époux avait déjà « consommé » sa victime de la nuit. Elle jeta un oeil à l'esclave gisant au sol. Elle avait un joli minois... Bien, elle s'en « servirait » plus tard, quand elle aurait faim.

« Bonsoir très chère. Que comptez-vous faire cette nuit là? »

D'après le vouvoiement, un autre esclave était encore là. Titanya posa son regard sur ce qui l'entourait. Effectivement, un jeune esclave était là, figé de terreur, tremblant. Sur un froncement de sourcils de Titanya, l'enfant disparut en courant. L'Impératryce passa sa langue sur ses dent aiguisées, puis sur ses lèvres écarlates. L'Empereur lui saisit la taille. Leurs visages étaient proches au possible. La « jeune » femme frémit. Un frisson lui parcourut l'échine et elle se laissa aller dans les bras de Méphysto, le regardant dans les yeux, se laissant pénétrer par ce regard sombre et hypnotique. Elle connaissait les pouvoirs de son mari. Mais être hypnotisée ne la gênait pas. Ses longs cheveux de cette indéfinissable couleur entre brun et noir, attachés de manière compliquée et lâche sur sa tête avec sa couronne lui chatouillaient la nuque, en particulier une de ses mèches qu'elle n'avait pas incluse dans le chignon, exprès, et qui se posait délicatement sur les deux petites cicatrices que lui avait laissé son frère et époux. Le Couple Impéryal s'embrassa. Un long baiser, infini.... Le temps s'était arrêté pour les deux créatures du Mal. Ils pensaient à autre chose. Les dents de Méphysto s'enfonçaient douloureusement dans la lèvre inférieure de Titanya, qui frémissait de bonhur, heureuse au possible. Une larme de sang perla de cette même lèvre et coula sur le menton de la souveraine, larme vite léchée par le souverain. Le sang de Titanya était le meilleur au monde chez l'élément féminin, celui de Méphysto, le meilleur chez l'élément masculin. Le Couple s'enorgueillissait de cette rareté... mais ne laissait personne goûter à leur sang. Pas même leur conjoint sauf dans de rares occasions, comme celle-ci.

Tanya s'écarta de son époux, avec regret. Mais les meilleures choses ont leur fin, quelles qu'elles soient. Elle sourit à nouveau, puis parla, de sa voix chaude, veloutée, envoûtante...


« Je voulais visiter la ville. Cela fait bientôt deux siècles que je n'ai quitté le Castel et ses environs. Je finis par m'en lasser. Peux-tu comprendre ça, toi qui me quittes chaque nuit ou presque? »

Elle avait froncé ses beaux sourcils et esquissa une moue vexée. Shine poussa un léger glapissement et se précipita vers sa maîtresse, mais trop tard : elle faisait une crise de folie furieuse. Ses yeux brillèrent un bref instant et devinrent rouges. Le petit dragon détala hors de portée et l'Impératryce se retrouva avec le choix entre une esclave et son époux. Elle se dirigea vers la jeune femme évanouie et lui saisit la taille avec des gestes saccadés, un peu comme un automate, et se pencha vers la veine jugulaire de sa victime. Ses dents étincelantes sortirent, elle toisa Méphystophélès du regard, ne le reconnaissant pas, et mordit sauvagement l'innocente victime. Le sang agit sur elle cmme un calmant. Le temps qu'elle vide l'ex-esclave de son sang, un sang clair, léger, mais fort, juste assez pour rendre pompette, Titanya avait retrouvé ses esprits... Mais dans le mauvais sens. Elle faisait à présent une déprime... Elle lâcha tout à coup le corps de la défunte esclave et le repoussa loin d'elle, tachant sa robe noire avec le sang écarlate de sa victime, puis, à genoux, elle fondit en larmes.

« Désolée, désolée, désolée... Je ... ne ... voulais... pas... » hoquetait-elle désespérément.

Des larmes coulaient abondamment de son beau visage, mais ces larmes étaient de sang, et non d'eau salée. Des traits rouges quittaient ses yeux à nouveau verts, pour dévaler la peau à présent très claire de ses joues et atterrir en un bruit mat sur les genoux recouverts de la robe noire de la Souveraine. Shine vint vers elle en gémissant doucement avec elle, la queue basse, les yeux larmoyants. Quelque chose le rendait tellement mignon avec ses yeux du « Chat Potté » que Tanya sourit, et ce sourire chassa toute autre manifestation. De sourire ému et humain, il passa à sourire heureux et humain, avant de devenir heureux et vampire et de finir sadique et vampire. Les yeux de l'Impératryce étincelèrent, elle se lécha les doigts et les ongles, ces ongles si longs, peints à la feuille d'or et parfaitement aiguisés. Evidemment, elle s'entailla la langue avec un ongle, mais en fut ravie et aspira les gouttes vermillon avec appétit avant de cicatriser toutes ses blessures et de faire disparaître les traces sanglantes qui la maculaient. Elle se releva en ignorant le corps vide de sang de son ex-servante et sourit à on époux, se foutant royalement impéryalement du comportement plus qu'étrange qu'elle venait d'avoir.

« Je pense que je le ferais même si tu refusais mon cher... »

A nouveau elle avait parlé, et elle n'avait point changé de sujet de conversation depuis le début et malgré les divers petits inconvénients d'être névropathe cyclique. Elle épousseta une poussière invisible qui apparemment avait trôné sur sa cuisse droite et appela Shine, qui grimpa sur son épaule, les griffes rentrées, ne voulant pas blesser sa maîtresse, qui selon le dragounouchet était déjà assez énervée comme ça.

Encore :

Citation :
Titanya n'aimait pas le rire de son époux, surtout quand il se moquait d'elle. Si des yeux avaient pu tuer, et si on avait pu tuer un vampire, Méphyqtophélès serait mort plusieurs fois. Et pourtant, l'Impératryce était ravie que ce ne soit pas le cas. Elle adorait son mari, plus comme une divinité que comme autre chose. Mais une divinité à la grecque, trop semblable aux hommes. Et elle adorait se disputer avec lui. Dans ce couloir sombre, qu'elle affectionnait tout particulièrement, du fait de la charge magique déposée au fil des années, elle se sentait cependant mieux qu'à bien d'autres endroits. Les yeux fermés, elle sourit cependant, dissimulant ce sourire derrière un moue calme. Comme une flamme éternelle sur un lac gelé, ses pensées voltigèrent comme un papillon éphémère, cherchant une chose inexsistante, répondant à des questions sans réponse.

« J’ignorais que tu avais pris cette interdiction au pied de la lettre Tanya. C’est un peu idiot de ta part, pour une femme de ton intelligence. Cela impliquait quelques années, guère plus. »

Elle frémit légèrement, de rage contenue et d'énervement à ces paroles, mais n'en laissa rien transparaître. Shine, blotti dans son dos, remplissant le devoir d'un anti-stress, avalait son énervement comme du petit-lait et lui permettait de rester calme pour le moment. Cependant, quand Méphysto s'approcha de la souveraine, elle se crispa, et la suite lui rendit raison : il satisfit le masochisme de son épouse, en satisfaisant son sadisme personnel. Les blessures que fait celui qui aime valent mieux que les baisers trompeurs de celui qui hait. Puis, "celui qui aime" se délecta du sang de l'Impératryce, dont elle était si jalouse. Ce qui entama son calme parfait. Là-dessus, il lui fit un croche-pied magistral, et Tanya s'affaisa à terre. Elle inspira longuement, appuyée sur ses coudes, et réfléchit à toute allure. Shine décolla sa tête du dos de l'Impératryce et couina doucement, avant de se retransformer en tatouage et de recommencer à aspirer l'énervement de sa maîtresse. La vampire se décida finalement pour une solution… Après une loongue inspiration, elle se redressa. Ses cheveux étaient parcourus de filaments d'électricité et de magie, ses yeux verts brillaient de rage et de pouvoir, son corps parfait était auréolé d'un voile sombre qui avalait le peu de lumière qu'il y avait dans le couloir. Mais elle sourit. Elle sourit même avec gentillesse si c'est possible pour une ex-sorcière cruelle et qui plus est très énervée. C'était même un sourire naïf. Elle tendit le bras, et posa l'index de son ongle sous le menton de Méphystophélès.


« Méphy, mon petit Méphy, évite de m'énerver, pour ton propre bonheur. Je ne dirai pas "salut", car nous sommes immortels. Mais, je réitère mon conseil. Evite de m'énerver, Méphy. »

Tanya savait parfaitement que ce surnom horripilait l'Empereur, et c'est bien pour cela qu'elle s'en servait. Le sang attire le sang. De son ongle acéré elle traça un ligne sanglante sur la joue du premier vampire (après les blessures, ce que les femmes font le mieux, c'est la charpie), puis d'un jet de magie écarlate répara l'accroc de sa robe et cicatrisa les quelques griffures que lui avait infligées Méphysto. L'amour blesse parfois, mais il y a de ces blessures délicieuses qu'une éternité ne saurait cicatriser. Pour Titanya, toute blessure qu'on lui infligeait était une expérience nouvelle et éternellement agréable. Surtout si elle était psychologique. L'ironie et l'intelligence sont soeurs de sang. Titanya était aussi intelligente qu'elle jouissait d'un grand sens de l'ironie.

« Merci de m'avoir diverti, chéri… »

Son sourire redevint normal et dévoila les dents étincelantes de la "jeune" femme. Puis Tanya se redressa de toute sa hauteur, et sur un dernier sourire éblouissant quitta le couloir, vers le Hall aux Mille Miroirs… A vrai dire, juste avant de pousser la porte, elle lança une petite décharge de magie, qui heurta celle du couloir et provoqua une mini-explosion dans le couloir. La porte claqua. Peut-être était-ce le souffle de la magie qui avait provoqué ce claquement, à moins que ce n'ait été Tanya elle-même…
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MessageSujet: Re: Quelques textes..   Lun 28 Mai 2007 - 23:27

Un autre sujet... Avec son esclave et non plus son époux...

Citation :
Titanya souffla sur ses ongles si longs auxquels elle venait de faire rajouter une couche de peinture d'or par une de ses esclaves. Elle observa ensuite avec un air ravi les magnifiques ciselures qu'avait rajouté un nouvel esclave masculin. Il était doué. Elle le gratifia d'un signe de tête auquel il répondit par un sourire éphémère. Là-dessus, l'Impératryce se leva. Elle venait de finir son entrevue avec Méphystophélès et avait finalement décidé de se faire « vernir » les ongles avant de faire sa « balade » incognito en ville. Oui, bon, l'incognito risquait d'être gâché par cette caractéristique typiquement vampire, mais on est coquette ou on ne l'est pas. La Vampire se releva d'un mouvement gracieux. Elle portait toujours sa longue robe noire qui moulait avec délicatesse ses magnifiques formes mais qui laissait son dos, où Shine, son dragon apprivoisé, se réfugiait sous forme de tatouage quand il en avait assez d'être vivant. Justement, il venait de s'y réfugier, fatigué, et se reposait sous sa forme « tatouage ».

L'Impératryce avait la flemme de faire un long post s'apprêta à sortir de sa chambre et le fit, après s'être enveloppée dans une cape doublée d'hermine, bien que les Vampires ne craignent pas le froid. Elle s'aventura dans le Hall aux Mille Miroir, ses sandales à talons résonnant sur le sol dallé. L'Immortelle avisa soudain deux humains, et, tandis que le son de ses chaussures échoait dans le long couloir, elle s'avança vers eux. C'était un livreur d'esclaves, et une humaine aux cheveux roses,que l'homme dut se faire agenouiller de force. La scène arracha un sourire pensif à la souveraine, sourire qui dévoila ses dents éclatantes et pointues, faisant d'autant plus trembler le livreur, agenouillé, front contre le sol. En revanche, la jeune femme, la jeune humaine plutôt, vêtue d'un kimono de même couleur que ses cheveux et aux mains gantées de cuir gardait le front haut, et le regard méprisant. Tanya rit. Ce rire de gorge, chaud et sucré, sympathique mais menaçant, qui la caractérisait si bien... Elle posa son regard vert sur la jeune esclave et ressentit soudain pour elle une grande pitié, sentiment qui ne l'atteignait que très rarement. La nouvelle avait un caractère bien forgé, c'était visible comme le nez au milieu du visage... mais si elle était au Castel, cela ne signifiait que qu'elle était destinée aux cuisines (ce qui était fort peu probable, elle ne serait pas passée par le Hall), ou bien à être l'esclave personnelle de quelque Courtisan ou Courtisane. La Souveraine prit alors la parole.

« Qui êtes-vous? Que faites-vous ici? »

Son ton était menaçant, ne pas lui répondre serait une grave erreur. Le livreur bafouilla quelques phrases, et se décida enfin à relever la tête afin qu'on entende sa réponse. « Jje suis livreur d'esclaves. Jje ssuis vvenu livrer la nouvelle esclave de l'Impératryce, notre bien-aimé souveraine... » Tout à coup quelque chose sembla s'introduire dans son faible esprit. Cette Vampire, car c'en était une, à ne pas douter, était sûrement l'Impératryce elle-même... Il releva à nouveau la tête, et regarda le miroir qui était derrière la Vampire. Et là, le pauvre homme crut défaillir : l'Impératryce n'avait pas de reflet! Le trouble de l'humain n passa pas inaperçu pour Titanya qui en devina rapidement la cause, et reprit sur un ton moqueur.

« Mon esclave? Oh! Comme c'est gentil...
Mais.. Qu'avez-vous? Vous êtes tout pâle! Serait-ce le fait que les vampires n'ont pas de reflet qui vous trouble autant? Ou celui que je sois l'Impératryce? Ou les deux? »


Elle rit. Son rire était cette fois cruel, sadique, mauvais. A se boucher les oreilles... ce qui aurait été d'une grave impolitesse. La « jeune » femme s'approcha des deux humains, et releva le menton de l'homme terrorisé, lui enfonçant l'ongle de son index dans la gorge, juste sous le menton, entre les deux rangées de dents, par en-dessous, juste là où c'est sensible. Une larme de sang perla et chuta vers le sol. L'homme poussa un petit cri étranglé et s'évanouit. La souveraine lécha son ongle et lâcha un :

« Même pas bon. Même pas drôle non plus d'ailleurs. »

Puis elle observa sa nouvelle esclave. Voyons, il y avait à changer. L'air fier d'abord. Puis la couleur des cheveux et du kimono. L'Impératryce détestait le rose. Toute trace de pitié avait disparu. Elle interrogea durement la jeune humaine agenouillée, qui n'avait pas baisé son regard méprisant:

« Ton prénom? »

A présent sur un autre fofo :
Vampires
où j'incarne un adolescent super innocent : Gaël

Citation :
Gaël, debout près de son maître, n'osait faire un mouvement de peur de briser l'éclat sombre de cet assemblée d'immortels. Il restait immobile malgré le froid mordant qui lui gelait la peau et lui rougissait le nez tout en lui gerçant légèrement les lèvres, lèvres qu'il lécha nerveusement. Il était sans doute un repas ambulant pour chacune de ces personnes inquiétantes. Lestat leva enfin ses yeux sombres et mystérieux sur son esclave, lui portant une attention curieuse. La flamme sombre qui brillait dans ses yeux sembla se raviver tandis qu'il observait l'adolescent. Il était nostalgique, selon Gaël, qui pourtant ne savait rien du seigneur de Nosferatu, mis à part qu'il avait des plans machiavéliques et qu'il était son maître. Et que son esclave, donc Gaël, lui était dévoué. Le jeune garçon demeurait immobile, sous le regard inquisiteur du Vampire, et dans cette atmosphère d'irréalité il ne ressentait presque plus le froid, qui n'était pas facile à oublier au demeurant. Le valet crut déceler un mouvement des lèvres, son maître voulut lui dire quelque chose, quand une tête ôta la vue du Vampire à Gaël pour quelques instants, embrassant le front de l'éphémère de glace.

Gaël changea la portée de son regard innocent et le posa sur l'inconnue qui venait de déposer un baiser sur le front de Lestat. Il faillit ouvrir la bouche, tant l'étonnement le cloua sur place, et se retin de justesse, pour ne pas faire honte à son maître. La femme, d'une beauté d'outre-tombe, et c'était le cas de le dire, était uniquement vêtue de sa toison de cheveux, cheveux qui lui tombaient aux chevilles dans de magnifiques boucles sombres, au creux de chacune brillant un éclat venimeux. L'adomescent se sentit rougir, et il tenta de détourner son regard de cette beauté sculpturale, sans y arriver. Sa nature masculine le força à observer chaque moulure gracieuse de cette déesse de la mort, et pourtant, effet psychosomatique, Gaël rougissait.

Puis cette nymphe des ténèbres s'éloigna, rejoignant le groupe que Vladimir venait de quitter, après avoir murmuré une phrase de sa voix ensorcelante au Vampire qui semblait lui aussi troublé par tant de grâces.
Là-dessus, le Vampire en question se reprit, se releva et saisit la main de l'adolescent dans une poigne glaciale et ferme, forçant le jeune garçon à le suivre vers les hautes personnalités qui conversaient.

Cachant son esclave à l'aura d'innocence derrière son dos, Vladimir servit un discoursnon dépourvu d'emphase aux autres vampires, avant d'adresser une phrase plus courte et plus hésitante à la sirène nocturne. Puis il se tourna vers son esclave et lui demanda s'il avait froid. Cette question surprit l'esclave, qui, envoûté par tant de féerie macabre, en avait oublié sa condition physique. Effectivement, il avait froid. Mais il n'avit qu'à s'en prendre à lui-même, il aurait du mettre un pull de plus. De toute façon, s'il dénouait sa chevelure, dont la longueur égalait presque celle de la Vénus vampirique, elle lui tiendrait aussi chaud qu'une veste en laine, et serait plus belle.
Il répondit cependant, chuchotant presque.


Oui un peu, mais mes cheveux sont plus chauds qu'un pull en laine si je les dénoue. Dois-je le faire ou non?

Encore lui :

Citation :
Gaël avait suivi Nikolaï à travers les multiples couloirs. Plus ils avançaient, mois il était sûr de retrouver son chemin dans ce dédale de corridors. Ils progressaient dans une aile différente de celle des quartiers des simples Nobles ou des quartiers des esclaves. A coup sûr, ils s'acheminaient vers les appartements des Jumeaux. Pourtant Nika avait précisé qu'ils allaient chez lui. Sans doute avait-il une chambre non loin de la suite de son maître.

Effectivement, il ralentit son pas et s'arrêta devant une tenture après avoir annoncé que c'était à droite. Gaël leva un sourcil, ahuri. A droite? Il vivait dans une tenture? Ça ne devait pas être confortable tous les jours! Mais l'adolescent fut rapidement détrompé : Nikolaï souleva la tenture, découvrant un boyau étroit dans lequel il s'engagea. Gaël y pénétra à sa suite et se cogna plusieurs fois dans des arêtes du mur, car l'obscurité était profonde. Il finit pourtant par s'habituer à la pénombre du couloir et réussit à progresser sans trop se blesser en tâtonnant et et en suivant le mur du bout des doigts.

Finalement ils débouchèrent sur une chambre spacieuse par rapport à celle de Gaël. Il s'arrêta, surpris, à la fois par la taille de la chambre et par la lumière que donnait la torche. Nikolaï, lui, ne s'arrêta pas et entra dans la chambre. Voyant que l'esclave de Lestat n'osait faire un pas, il se retrourna, à moins que ça n'ait été pour une autre raison.
"Désolé, ce n'est pas le grand luxe, mais..."
"Tu peux t'asseoir sur ce lit, si tu veux: personne n'y dort en ce moment."
"Il fait quand même plus chaud ici, tu ne trouves pas? Tu veux boire quelque chose? Je... j'ai de l'eau du robinet..." ^^"

Mais Gaël ne l'entendait déjà plus. Il avait vu quelque chose qui le captivait. Un piano! Le piano! Celui dont Nika lui avait parlé. Son visage s'éclaira et il entra finalement dans la chambre, se dirigeant presque comme un automate vers le vieil instrument. Il caressa pensivement la peinture noire qui s'écaillait, et ressentit tout à coup une grande vague de mélancolie.

Ses premières leçons de piano... Avec son père adoptif, toujours souriant, heureux... La lettre à Elise... Un sourire douloureux apparut pendant un court instant sur les lèvres exsangues de l'esclave. Casse-Noisette en 4 mais... Tant de souvenirs qu'il croyait enfouis au plus profond du fond de son coeur. Une digue céda et une larme perla à l'oeil azur de l'adolescent quand il se souvint de l'accident de voiture de ce père tant aimé. Puis le rejet de sa mère adoptive... « C'est de ta faute s'il est mort! De ta faute! »

Gaël essuya la larme d'un geste absent et s'assit sur le tabouret du piano immaculé. D'une main il pianota une mélodie plaintive, une simple introduction. Puis enchaîna sur le magnifique air de Pamina au moment où elle ne veut plus que se suicider. Pamina, celle de la Flûte Enchantée de Mozart. La mélodie monta, jouée par les mains fragiles de l'adolescent. Puis tout à coup il s'interrompit, semblant sortir d'un rêve, au milieu d'un accord particulièrement poignant, brisant la féerie. Enfin, féerie, c'est un peu exagérer. Il se releva brusquement et rougit.


« Dé... Désolé! »

Quel idiot il faisait! On ne lui avait pas permis de toucher au piano! Encore moins d'y jouer! La dernière phrase de Nika lui revint alors. « J'ai de l'eau du robinet si tu veux. » Si Gaël avai moins culpabilisé et si il avait été du genre à se moquer, il aurait cruellement ri. Mais il resta coi, toujours couleur pivoine. Son visage reprit cependant peu à peu des couleurs normales. Tout en ramassant la veste de Lestat qui avait finalement glissé de ses frêles épaules, il répondit à Nikolaï.

« Euh... Oui, un peu d'eau me fera du bien, si tu me pardonnes... »
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