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 Duel psychologique

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Bocky
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MessageSujet: Re: Duel psychologique   Jeu 19 Avr 2007 - 17:32

Félicitations Nyrinette!!! cheers cheers (j'espèe que c'est pas du flood, ça...je vais essayer d'amadouer les admins...)
Euh...super ton nouveau kit, Rom' (t'inquiètes ce n'est pas QUE de l'amadouement^^)

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Federµraf'
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MessageSujet: Re: Duel psychologique   Jeu 19 Avr 2007 - 19:07

C'est moi qui l'ai fait Twisted Evil
Tu n'est pas très douée en amadouement on dirait lol!

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La mort est un processus rectiligne...
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Sakka
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MessageSujet: Re: Duel psychologique   Jeu 19 Avr 2007 - 19:33

C'est quoi cette histoire de concours? Où ça y'a un concours? XD Bon, j'imagine que c'est trop tard...
Mais vous savez quoi? Ca m'a donné une bonne idée: y'a qu'à faire une partie concours, où on liste tous les concours pas aml pour les jeunes de notre âge. Vous en pensez quoi?

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MessageSujet: Re: Duel psychologique   Ven 20 Avr 2007 - 0:38

Je crois que c'est une bonne idée... enfin, pour vous, parce que pour les chtites québécoises comme moi, ce ne sera pas très utile...

Et le concours, tu peux encore participer, tout simplement parce qu'il n'arrête jamais ^^ à chaque période de temps donnée ( avant, c'était un mois, mais maintenant c'est plus longtemps ), Sophie choisit le meilleur texte parmi ceux qui lui ont été envoyés. Et laisse-moi te dire qu'il y en a beaucoup ! Si tu ne sais pas qui est SAM ou Tara Duncan, alors il y a un léger problème, parce qu'il vaut mieux avoir lu les livres pour participer. Sinon, tu n'as qu'à aller sur le site de Tara, et cliquer sur " Histoires de Terriens " pour voir de quoi ça a l'air...

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Sakka
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MessageSujet: Re: Duel psychologique   Lun 23 Avr 2007 - 8:51

Si, j'ai lu et j'ai quelques vagues souvenirs... Mais bon ça s'arrête là! ^^
Merci en tout cas pour cette information! Wink

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Rom'@n!Ak
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MessageSujet: Re: Duel psychologique   Mar 24 Avr 2007 - 18:48

* ignore les deux floodeuses ( sisi c'est du flood, même si c'est pertinent ) *

Impatient

Admins en force ! ( auto-léchage de bottes ? n__n yeeah, c'est c'là...)

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MessageSujet: Re: Duel psychologique   Ven 27 Avr 2007 - 22:42

Je propose qu'on arrête le défi là maintenant, et que ceux qui n'ont pas eu le temps d'envoyer leur texte... bah, que ce soit tant pis pour eux !

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Xin'
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MessageSujet: Re: Duel psychologique   Sam 28 Avr 2007 - 15:51

Oui car sa fait pratiquement 6 mois ! ^^'
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Sakka
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MessageSujet: Re: Duel psychologique   Sam 28 Avr 2007 - 17:42

Ouais chuis d'accord! Je veux les résultats! On va pas non plus attendre 107ans! Rolling Eyes
Si les gens ne renvoient pas leur texte à temps, tant pis pour eux!^ Twisted Evil

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MessageSujet: Re: Duel psychologique   Sam 5 Mai 2007 - 16:12

Voilàààà enfin les résultats tant attendus !
Le choix n'a pas été facile...
Enjoy, çà vaut vraiment la lecture !

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XIN'

Oscar était sur le toit de l’immeuble, son cœur qui battait la chamade s’emballait de plus en plus et une peur s’emparait de lui. L’homme était sur le bord d’un balustrade, et le gouffre se tenait derrière sa chère sœur aimée et cet homme dangereux…15 étages séparaient les deux personnes du sol…Oscar soupira et regarda encore une fois ce visage qui avait l’air de lui rappeler quelque chose…
Un frisson glacé parcourrut son dos, il reconnaitrait ce regard parmi mille autres. Cet homme, qui avait tué son père lors d’un incident de voiture.


« Je réclame un million de dollars ! »

Les larmes de sa petite sœur tombaient sur le sol, elle avait un couteau sous la gorge et avait peur. "Le fou", comme les autre disaient, regarda la jeune fille avec une envie dégoutée. Sa femme et ses enfants étaient morts pour la même raison. Des larmes…des pleurs à tort et à travers ! La lame s’enfonça plus dans la gorge dans la jeune fille et une fine ligne de sang marqua sa gorge !

« Non ! »

Nacks, l’homme qui avait tués son père dans un accident de voiture et maintenant avait sa petite sœur. Il voulait se venger mais pas le tuer, pas devenir comme lui un assassin !
L’homme ou le fou plissa des yeux et dit d’une voix
[ Froide ? brutale ? ]

« Je t’ai dèja vu non ? »

Une haine sans limite s’emparait de lui…Nacks, cet homme ! Qui avait tué son père et maintenant menaçait la vie de sa sœur !

« Oui ! Vous êtes l’ordure qui a tué mon père ! »

La lame s’enfonça plus profondément dans la gorge de la jeune fille, entre la vengeance et sauver sa sœur il devait choisir…Et il avait choisit, sa sœur était la personne qu'il chérissait de plus au monde ! Elle était sa seule famille. Mais le désir de vengeance s’emparait de lui…

Nacks était enragés comme jamais : c'était un accident ! Mais sa femme ne voulait pas le croire et pleurait et lui rappeler sans cesse cette erreur de sa vie. Et un soir…ce fut le drame…Maintenant la seule façon de sauver sa vie c’était d’avoir l’argent de s’enfuir à l’étranger…
Le sang de la jeune fille qui glissait sur ces doigts lui enlevait ses pensées. Ce sang…c’était pour çà qu’il avait tué ses enfants….Il les avait tué un par un, d’abord il les avait torturé avec des ustensiles de cuisine puis tués avec douceur devant les yeux de leurs mère. Oh oui !!! Comme cela l’avait fait exister…


« Si vous la libérez vous n’aurez pas de problèmes… »

Oscar regardait le fou avec de plus en plus d’horreur, il avait maintenant un regard sadique. Un regard plus humain, un regard de tueur, le regards de ce tueur, le regards de…Nacks.

« Vous irez juste en prison …»

Non ! Il n’aurait pas du le dire ! Le fou recula de quelque pas vers la balustrade. Les forces de l’ordre n’osaient pas intervenir de peur de blesser Deborah. Qui prit la parole…

« Si…si…vous me relâcher vous aurez..du…du…nutella »

Nacks rit d’un rire gras...Du nutella ! Elle était bien bonne ! L’homme pencha son visage au niveau de la gorge de la jeune fille et glissa sa langue sur la plaie. Le sang, qu’est ce qu’il aimait sentir son goût sur sa langue !

Oscar regardait ce…ce salaud ! Qui prenait plaisir ! La rage qui le prenait l’envahit, il ne pouvait plus la contrôler...Il courrut en direction de ce fou. Nacks, cette plaque qui sonnait dans sa tête. L’accident, et le regard de cet homme, qui c’était posé sur lui !


« Nonnnnnn !!!! »

Maintenant, il glissait nettement la lame sur la gorge de Déborah. L’artère était maintenant tranchée et le sang coulait et…Naon prenait du plaisir à voir la jeune fille se vider de son sang.
Oscar courrut en direction du corps et les coups de feu retentirent, l'homme jeta un dernier regard de dégoût avant de jeter le corps de la morte dans le vide. Il avait avant ouvert le ventre et on voyait les entrailles sortir. Il poussait la sadochisme à un vrai culte et un plaisir de la douleur. Oscar courrut en direction de l’homme mais une balle le toucha en pleine tête.
Un nuage noir apparut devant ces yeux, Nacks… Ce mot est le dernier qui lui vint à l’esprit avant de sombrer dans les bras de la mort…


Note : J'ai corrigé les fautes pour rendre la lecture plus agréable, et remplacé "Naon", le nom qu'elle avait donné au tueur, par "Nacks" ( je sais, c'est moche, mais j'avais pas d'idées ). Je vous jure que sinon, çà prêtait à confusion.

_____________________________________________

SAKKA

Vous connaissez ce genre de film fleur bleue, où le beau prince finit par délivrer la belle princesse du méchant dragon, et où ils se marient et ont beaucoup d’enfants ? Ou bien celui de cape et d’épée, où après beaucoup de suspense, le héros finit par se dépêtrer d’une situation jugée impossible par nous autres pauvres téléspectateurs mortels, et où il triomphe du méchant qui voulait faire sauter la Terre ? Ce genre de film où pour une fois, rien que pour cette fois, on en vienne à souhaiter que ce soit le mauvais qui gagne, histoire de changer un peu.
Et bien si actuellement je suis dans un film, je souhaite que vous n’ayez jamais ce genre de pensées ! Après tout, ce n’était pas une si mauvaise idée, cette victoire du plus gentil… Ca existe depuis tellement de temps ! C’est sûr, ça a dû faire ses preuves.
Reste à savoir qui est le gentil. C’est vrai, vous croyez que les méchants aiment être méchants ? Ou qu’ils s’en rendent compte ? Il y en a qui croient faire le bien, alors qu’ils font le mal. Vous pensez sérieusement que faire sauter des tours jumelles soit le passe-temps préféré des terroristes ? Qu’ils adorent faire joujou avec des explosifs et descendre des gens innocents ?
Être bon ou mauvais, c’est plus une histoire de points de vue différents. Mais alors vachement différents. Relation Pôle Nord / Pôle Sud.
Néanmoins, dans mon cas, il n’y a pas trop d’options possibles pour distinguer le bon du mauvais. D’un côté, il y a un psychopathe en fuite qui tente de trucider une fillette innocente ou d’en tirer un max de cash ; et de l’autre le père qui chérit sa fille et tente tout pour la sauver. Donc à moins d’avoir l’esprit un peu tordu, la solution n’est pas très complexe à trouver. Problème plutôt simple. Equation de degré un.
Mais alors, s’il est clair et net que je suis le gentil, il est également logique que j’y arrive, n’est-ce pas ? Autrement, ce serait contraire à l’ordre bien défini des choses.
Logique que j’y arrive. Cette phrase affirmative, je la tourne et retourne dans ma tête, l’examine sous toutes les coutures, me la répète et me la chante. Logique que j’y arrive. Une sorte de garantie, un sauf-conduit qui me rassure. Ou plutôt, me procure un semblant de réconfort. Un peu comme l’alcool : vous en buvez et avez l’impression d’aller mieux. Le réveil n’en est que plus dur. Alors, vous continuez à vous soûler. Pour ne pas vous réveiller. Un cercle vicieux. Et bien moi, cette phrase, ces quatre petits mots qui se battent en duel, je me les répète, comme pour faire apparaître autour de moi une protection invisible. Encore et encore, sinon l’amure s’ébrèche et je partirai sans doute en courant. Et ces quatre petits mots sont assez pour me détourner de la scène devant moi : ma fille chérie prise en otage par un dangereux schizophrène.
Certains appelleront ça de l’indifférence : comme si je me foutais de ma fille, ma fille unique, ma fille chérie ! Non, moi j’appelle ça un surplus d’amour. S’il lui arrive le moindre mal, je mourrai. Alors, pour limiter les dégâts, je m’enferme dans mon armure invisible, dans les quatre petits mots : « logique que j’y arrive ».

Mais le fou me crie quelque chose. Ce sont des petites notes dures et brèves qui viennent tinter contre ma cuirasse ; des grêlons sur une vitre au mois de Mars. Je mets un instant à comprendre qu’il s’adresse à moi. Il n’y a personne d’autre aux alentours.

« Eh mec ! T’es bouché ou quoi ? Ca fait trois siècles que j’t’répète le même truc ! T’as les un million en cash ? Sinon, j’t’préviens que… »
Et il appuie un peu plus fort le couteau sur le cou de ma fille.

Ma fille, c’est la jeune fille rousse là-bas, qui a un couteau posé sur sa gorge. Déborah. La prunelle de mes yeux. Elle se tient droite, bien digne. Pourtant, la terreur peut facilement se lire dans ses yeux apeurés. Et pour cause ! Ce n’est pas tous les jours qu’on se retrouve avec un poignard tenu sur votre cou par un dangereux aliéné. Personnellement, je n’ai encore jamais tenté l’expérience. Et ne compte pas la tenter.
Mais moi aussi, j’ai eu de la chance dans cette magnifique répartition des rôles. Moi, j’ai l’honneur de marchander la libération de l’être à qui je tiens le plus avec un fou à lier. Je précise qu’à la moindre bourde, couic ! Plus de Déborah. Evidemment, sous ces auspices, vous perdez une bonne partie de vos capacités…

Comme je n’ai évidemment pas les un million sur moi, je tente de négocier en priant pour que les policiers se ramènent vite, très vite. Sauf que ces peureux sont toujours en bas, ne sachant que faire :
« Un million… Euh, j’ai juste un petit problème, monsieur… »
Il ricane. Je commence à suer. Pourquoi suis-je né aussi nul en diplomatie et en commerce ? Parfois, je pense que Dieu devrait un peu anticiper lorsqu’Il nous crée.
« Pardon, jeune homme. Et mon problème, voyez-vous, c’est que je n’ai pas vraiment autant d’argent sur moi. »
« Ca mec, c’est ton problème ! Ou plutôt celui d’t’gosse. N’empêche, si c’est pas malheureux, ça. Les parents sont même pas foutus de payer la p***** de rançon de leurs p****** de gosses !»
« Monsieur, ce n’est pas que je refuse, ce que je n’ai pas l’argent demandé. Je suis employé municipal et… »
« T’inquiète ! Pas besoin d’t’justifier ; J’comprends. J’aurai fait la même chose. Mais en attendant, c’est à toi de choisir. Un million ou la gamine. »
Mais ce pauvre garçon est complètement taré ! J’aurais fait la même chose !... Enervé, j’ose un :
« Je ne sais pas si votre femme apprécierait… Mais pour l’instant… »
A ce stade du dialogue, il part d’un grand éclat de rire :
« Ma femme ! De toute façon, elle est morte. Egorgée comme un cochon ! Haha, z’auriez vu le cri qu’elle a poussé ! »
Là, je ne comprends plus rien.
« Mais comment ça le cri qu’elle a poussé ? Vous étiez présent ? »
« Et comment ! Au premier rang ! C’est moi qui l’ai fait. En même temps que les gamins. Je les enchaînai. Une vraie mitraillette»
Je ne sais ce qui me dégoûte le plus : le fait en lui-même, ou l’air de fierté qu’il arbore en ce moment.
« Mais…pourquoi ? »
Oui, pourquoi ? C’est ça que je ne comprends pas. Comment un homme peut-il en être réduit au point de trucider femme et enfants, êtres qu’il est sensé avoir aimé ?
Lui répond sur un ton las :
« Elle m’soûlait. Oubliait toujours d’acheter du coke et m’disait d’étendre la télé pendant qu’on mangeait alors qu’y’avait un match. »
Ah… Dans ce cas, ça explique tout ! C’est vrai, s’il avait une telle femme, sa vie devait être insupportable. Intolérable. Non mais, vous avez déjà vu un tel taré ?!
« Mais elle faisait ça pour votre bien… »
« Mon bien ? Tout le monde s’en fout, d’mon bien. Alors pourquoi j’m’soucierai d’celui des autres, j’vous demande ? Elle m’soûlait. J’lai tuée. »
« Pourquoi vous vous soucierez du bien des autres ? Et bien, pour… »
Pour être gentil ? Quelque chose me souffle que ce n’est pas le bon argument. Qu’il s’en fiche comme de sa première chaussette.
La gentillesse, c’est une sorte de donnant-donnant. Vous êtes gentils car les autres sont gentils avec vous. Si ce n’est pas le cas, vous devenez méchants. Alors les gens s’éloignent, prennent leur distance et deviennent de moins en moins gentils. Alors vous, vous devenez de plus en plus méchant.
Un cercle vicieux.
Mais lui attend. Attend la fin de ma phrase.
« pour… »
Pourquoi être gentil ? Moi-même, je ne sais plus trop. Faire plaisir aux autres est une satisfaction personnelle. Mais lui, a-t-il seulement un soupçon d’estime pour sa propre personne ?
« pour qu’en retour ils se soucient de vous. »
C’est tout ce que j’ai trouvé à dire. Lamentable.
« Du mien ? Croyez qu’chuis pas assez grand pour le faire moi-même ? Z’inquiétez pas, j’ai été à la bonne école pour ça. Père dealer, mère battue que s’en fichait d’nous… J’ai eu d’bons profs. »
La conversation a complètement dérivée. Ma fille, qui commence à devenir de plus en plus pâle, me rappelle mes priorités. Je supplie le taré de nouveau :
« Je vous en prie… Lâchez ma fille… »
Il va répondre lorsque j’aperçois, derrière lui, un policier qui a dû monter les quinze étages, grâce à une issue de secours ou je ne sais quoi. Je peux toujours entendre les cris, en bas, voir les lumières qui me parviennent atténuées, comme d’un autre monde.
Le policier se trouve juste derrière mon fou. Il tient un pistolet dans la main. Je prends peur. S’il vise mal et rate…
Il lève le bras et vacille. Il ne tient même pas debout ! Je ne suis plus en présence d’un taré, mais de deux ! Arrêtez-le, faites quelque chose !
Mais le premier continue :
« Votre fille ? Alors filez-moi l’pognon ! Et vite ! »
Bras qui se stabilise, yeux perçants tentant de viser.
Main qui se resserre. Encore et encore. Doigt qui s’accroche à la gâchette. Va tirer.

A ce moment, j’ai pitié du pauvre type devant moi, abandonné de tous durant toute sa vie. « Faites du bien. »
Je crie.
Coup qui résonne.
Il se retourne et tente un pas.
Elle s’effondre.
Une petite mare de sang.

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MessageSujet: Re: Duel psychologique   Sam 5 Mai 2007 - 16:13

CAT

Encore un pas. Un pas qui les sépare, ce fou et ma sœur, du vide et de la mort.

« Ne bougez pas. L’immeuble est encerclé. »

La police. L’autre ricane.

« Je n’ai pas l’intention de bouger, de toutes façons… Juste un pas en arrière, ou un doigt sur la gâchette… »

Il serre plus fort son pistolet, contre la tempe de la fillette terrorisée, qui sanglote « Oscar, Oscar… ». Lui la regarde avec des yeux presque attendris, s’il n’y avait pas cette lueur de démence. Ses cheveux noirs sont ébouriffés, sa chemise tâchée de sang qui vient… d’on ne sait où. Puis, il tourne lentement la tête vers moi, ses pieds glissent vers l’arrière, d’un centimètre à peine. Sourire narquois. Je vois une dent en or briller dans sa bouche, je vois le canon du pistolet luire d’un éclat froid, je vois ses yeux rouler dans ses orbites, yeux injectés de sang.

« Qu’est-ce qu’il peut bien me faire, ton Oscar chéri ? »

Il faut rester zen. C’est difficile, je sais, mais j’essaye de garder mon calme. Je suis très calme en fait, à part que je tremble de tous mes membres, que la sueur me dégouline dans le dos, que mes jambes vont lâcher d’un instant à l’autre, que je vois des papillons noirs danser devant mes yeux. Ce psychopate me sourit et se met rire tout seul. Il faut que je réagisse, que je fasse quelque chose…

« Pourquoi ? »

Et voilà, le thème est lancé. Lui me fixe avec l’air de quelqu’un qui va s’amuser.

« Continue… »

Je continue.

« Pourquoi Déborah ? Il y a des milliards de gens sur la Terre, alors pourquoi choisir la personne la plus innocente ? »

Il passe sa langue sur ses lèvres sèches.

« Je vois, tu préfèrerais que je tue ta voisine, cette pauvre femme, tu préfèrerais la voir dans une mare de sang, devant toi, yeux écarquillés, lèvres murmurant une prière, ses tripes lui ressortant par le nez… »

Je me bouche les oreilles. Non, ce n’est pas ce que j’ai voulu dire. Déborah est la seule qui me reste… En plus je n’ai pas de voisine. Il doit tirer ces descriptions sanglantes de son dernier meurtre. Répugnant.
Il a fini. Me regarde, ricane à nouveau. Je change de tactique.

« Dis moi ton nom, d’abord. Tu connais le mien, après tout. »

Il lâche, d’un air méprisant.
« James. »

Oh, voilà un nom bien raffiné et bien british ! Mais je n’ai vraiment pas le temps de penser à ça.

« Ecoute… James, je comprend que tu te sentes incompris. Vraiment, c’est très malheureux qu’on ne puisse pas tuer deux personnes sans être poursuivi par la police ! »

Mon ton est ironique, mais je tremble. Son regard se fait vide.

« Qui est James ? »

Là, il a réussi à me déstabiliser.

« Eh bien, c’est le nom que tu prétends porter. »

« Ah non, moi c’est Mike. »

Je comprends qu’il raconte n’importe quoi. Patience, Oscar, me dis-je. Il faut lui parler comme à un enfant.

« … Repose ce pistolet, s’il te plaît… »

« Non. »

Sa main se ressere encore. Je suis au bord du désespoir.

« Ne… ne la tue pas. Je tiens à elle. »

« Pourquoi ? »

Tiens, c’est lui qui pose une question, à présent. Déborah, ma petite sœur adorée, est toute blanche, elle s’est évanouie dans les bras de ce meurtrier, de ce fou, ce, ce…
Tant pis. Je me lance.

« Je tiens à elle parce que je n’ai qu’elle. Je n’ai que son regard, le matin, lorsque je me lève. Que son sourire, lorsque je raconte quelque chose qui n’est pas vraiment drôle, mais elle fait semblant de rire, pour me faire plaisir. Que ses douces paroles qui puissent me consoler. Que ses larmes que je puisse sécher. Je n’ai qu’elle, si je la perds… »

Ma voix se brise. Sa main à lui s’est mise à trembler. Le même ordre qu’au début fuse, mais avec un air plus grave.

« Continue ! »

« Si… si je la perds », je sanglote, « mon univers s’effondrera, cette bulle grise dans laquelle je suis enfermé éclatera, et je me retrouverai face au autres, seul face aux autres, sans protection, seul confronté au reste, comme lorsque je suis venu au monde. Je finirais par errer sans fin, sans but, je finirais par abréger ma vie… »

Je ne me connaissais pas poète.
Il m’écoute, la tête penchée sur le côté.

« Ca… ça ressemble à de l’amour… »

« Bien sûr », lui dis-je. « Je l’aime comme toi tu aimes… »

Je ne trouve pas de comparaison. Il n’a sans doute jamais aimé personne.
Un centimètre au bord du vide, il me parle de l’amour, lui, qui a tué son ex-femme et ses enfants ! Un centimètre au bord du désespoir, je lui raconte ma vie, ma vie de frère, ma vie de petit étudiant merdeux et de rat de bibliothèque.

« C’est quoi ? »

Je regarde autour de moi, de quoi parle-t-il ? Il a l’air en transe. J’en profite pour me rapprocher d’un pas, couvant ma sœur du regard.

« C’est quoi, l’amour ? », reprend-il.

Excellente question. On aurait dit un enfant, par l’innocence de la voix, et celle du regard. Il a l’air tellement inoffensif. J’ouvre la bouche, prêt à me lancer dans une tirade Oscarienne digne de ce nom.

« L’amour, c’est… », je commence.

Et là, métamorphose. Le sourire sadique est revenu sur son visage. Il jette son pistolet par-dessus son épaule.

« J’en ai rien à foutre. »

Là-dessus, il saute. Je vois son corps tomber presque au ralenti, et celui de ma sœur, le dos cambré, les lèvres closes, une ange tombée du ciel.
Je ne réfléchis pas. Pour une fois. Je saute à leur suite.

Le ciel gris de Paris m’envoie une goutte dans la figure. J’attrape ma sœur par le bras. Et je me maudis. Pourquoi je me suis lancé dans une tirade sur l’amour, sans me rendre compte qu’il n’écoutait même pas, ce fou furieux, qu’il voulait depuis le début se tuer et ma sœur avec ?

Que tout défile vite, lorsque vous êtes en chute libre d’un immeuble dans la capitale. En chute libre de n’importe quel immeuble. La facade surtout défile à une vitesse folle. Balcon, mur, fenêtre, pot de fleurs, mur, fenêtre… Je cherche des yeux où m’accrocher, je tombe trop vite. Plus que dix secondes avant l’impact, neuf secondes…

Mon regard croise celui désespéré du psychopate. Je lui attrape le bras, à lui aussi. Qu’on crève tous ensemble. Six secondes…
Les habitants de l’immeuble ouvrent leur fenêtre pour voir la scène. Je me cogne contre l’une des vitres. Si seulement j’arrivais à m’accrocher…
Trois…
Déborah s’est réveillée, elle hurle. J’espère que ça va réveiller le Bon Dieu.
Deux secondes… Je saigne. Le sang a taché ma chemise, la mienne aussi. Je regarde le fou. On est un peu frères, maintenant…
Une seconde. Je ferme les yeux, tout devient noir. J’attends l’impact.
Quelque chose me cogne contre la tempe. Cela me fait ouvrir les yeux. C’est un pistolet, magnifique crosse argentée, une arme de précision faite pour tuer. Cette arme même qui avait failli tuer ma sœur, c’est à dire autrement qu’en tombant d’un immeuble. Je me demande comment ce flingue a pu voler contre ma tête. Bizarre.
Vous ne pensez pas aussi que ça peut faire bizarre de sentir n’importe quoi nous cogner lorsqu’on est à deux millimètres de notre mort et qu’on se demande quand est-ce que l’impact va se décider, qu’on en finisse, bordel ! Déborah affiche un air surpris. J’ai lâché l’autre, le fou, sans même m’en rendre compte. J’ai l’impression de flotter.

Pourquoi la facade défile-t-elle vers le haut, à présent ? Je commets l’ « erreur fatale », d’après mes bouquins : je regarde en bas.

Ca ressemble à une tache noire, immense. Le pistolet est retombé pile au milieu. Cette tache, je m’en approche à une vitesse folle, puis…

A nouveau cette sensation de flottement. Un trampoline ! La police a eu le temps de déployer le trampoline ! Pas si cons que ça les poulets…

Je rebondis, de moins en moins haut, pour finalement attérir au centre de la toile avec ma sœur. Je lâche son bras, je lui souris. Elle me sourit par son regard embué de larmes, elle est là, c’est tout ce qui compte finalement. Un autre corps tombe. Le dingue, le taré, celui qui nous a entraîné là. Le pire, c’est que je suis soulagé qu’il soit en vie.

J’essaie de me redresser. Rien de cassé, à première vue, mais je vacille.
Alors, à genou, je remercie le Bon Dieu d’avoir écouté les hurlements de ma sœur.

« Mike » s’est levé aussi, l’air plus hagard que jamais. Je comprends ce qu’il veut faire avant même qui tende la main vers le revolver.

Alors Oscar se réveille. Oscar, dans toute son Oscarité, se lève et saisit fermement le poignet de celui qui veut se suicider. Je n’ose même pas croire que j’ai pu faire ça.
D’un air sévère, je lui dis, les yeux dans les yeux.

« L’amour, c’est d’abord accepter une seconde chance. »

Devant ses yeux, j'ouvre le barillet et le vide, les cartouches ricochant comme de la grêle au bord du caniveau où elles dégringolent. Puis je regarde la police l’emmener. Je n’ai plus peur. Je le comprends, un peu, en un sens. Même si je n’en suis pas sûr.
Je soulève Déborah sur mes épaules.

« On rentre à la maison », je lui souffle, « je veux écrire un livre. »

Un livre sur les meurtriers.

_____________________________________________

Alors ? ^__^, plus de voix ?
Elles sont vraiment douées...

C'est amusant de voir que toutes les participantes ont choisi une fin différente, d'ailleurs : Oscar et Deborah morts, Deborah morte ou bien tout le monde en vie.

Le texte de Xin' en sans nul doute le plus sadique et sanglant et celui où le tueur fait preuve du plus de perversité. Au niveau du suspens, c'est pas mal, dommage que les nombreuses fautes gâchent un peu la lecture. C'est le seul où on peut lire les pensées du criminel ( je n'avais pas demandé à ce que ce soit le cas, mais bon, c'était pas interdit non plus ). Le second lien entre les deux protagonistes ( avec l'accident de voiture ) est aussi très original.

Mon gros dilemne a été de départager les deux autres...je dois dire que je craque complètement sur le texte de Cat ( étant une fan du malaussénage et d'humour un peu noir, comme de son style particulier ), mais le texte de Sakka avait aussi beaucoup de suspens. L'introduction m'a parut un peu longue, mais je suis raide dingue des explications du taré et de la fin.

Braif, après mûre délibération, voici le podium :

A la 2ème place : Xin' !



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A la 1ère place, ex-acqueo ( j'ai pas pû me décider T_T ) : Sakka et Cat !



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^__^ je me suis améliorée question trophée, non ? Je saaais on a du mal à lire les citations...sauf avec une loupe...mais je pense que les auteurs reconnaîtront...
" Entre la vengeance et sauver sa soeur, il devait choisir..."
" Logique que j'y arrive..."
" J'espère que çà va réveiller le Bon Dieu." ( coup d'coeur )

Voilààà encore bravo, mille fois bravo !

...

Comment çà j'oublie quelque chose ?

Ahh oui.

Bien sûr.

Vous voulez le lire ?

Vraiment ?

Ok !

J'espère que vous avez de bons abdos...

_________________


Dernière édition par le Sam 5 Mai 2007 - 18:35, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Duel psychologique   Sam 5 Mai 2007 - 16:14

_____________________________________________

NYRA

Des mains puissantes aux longs doigts boudinés s’approchaient dangereusement de son cou, prêtes à le serrer jusqu’à l’étouffement. Impatientes, elles se refermaient dans le vide, comme les serres mortelles d’un oiseau de proie. Elles s’approchaient, encore et encore, allaient bientôt se refermer avec force autour de sa nuque fragile. Encore quelques centimètres, puis...

- Oscar ! Comme tu m’as manqué ! Viens voir mamaaan !

Les doigts, les mains, puis les bras qui suivaient s’enroulèrent impitoyablement autour du pauvre Oscar qui tentait désespérément d’échapper à ce destin tragique. Le jeune homme poussa quelques protestations, quoique inutiles car étouffées par l’étreinte de sa mère. Elles se résumaient à peu près à ceci :

- Arrhff, waaumsshh aagffiut ! Mtu vam’lâcher, voui ?

Agathe parut pourtant comprendre, par un quelconque miracle, ces paroles hautement inintelligibles, car elle libéra son fils quelques instants plus tard.

- Oooh, roucoula-t-elle tout en lissant la chemise d’Oscar, tu comprends, mon poussin, je ne t’avais pas vu depuis si longtemps !

- Bah, si pour toi quatre jours, c’est une éternité, alors oui...

- Ces quatres jours sans mon petit câlinours chéri m’ont paru des siècles, voire des millénaires ! Aujourd’hui, je vais te garder pour moi ! Pour moi toute seule ! Pas question que tu ailles retrouver ta Deborah... (On voyait clairement qu’elle résistait fortement à l’envie de qualifier Deborah de... quelque chose, mais elle n’ajouta rien.)

- Ne t’inquiète pas, maman. Je ne te quitterai pas un instant, dit-il en déglutissant.

À ce moment, la sonnerie d’un portable retentit dans l’appartement. Agathe jeta un regard meurtrier à Oscar qui fouillait nerveusement dans sa poche pour en sortir un petit téléphone cellulaire noir. Il regarda le numéro. C’était Deborah.

- Désolé, m’man. C’est l’éboueur.

- L’éboueur ? Qu’est-ce que tu radotes ? Pourquoi un éboueur t’appellerait-il ?

- Bah, j’ai simplement jeté 34 kilos de déchets nucléaires dans les poubelles. Rien de grave, mais il semble l’avoir mal pris. Il dit que les radiations qu’ils ont causé lui ont fait perdre ses cheveux. Comme s’il n’était pas déjà chauve.

Puis, sans donner le temps à Agathe de répliquer, il alla s’enfermer dans la salle de bains en prenant bien soin de verrouiller la porte.

- Oui, allô ? Deborah ?

- Oscar, c’est... c’est Deborah.

- Je sais.

- Ah.

- Ouais. Tu... tu voulais me dire quelque chose ?

- Oscar, il faut que je te dise quelque chose.

- Wahou. Décidément, tu es pleine de surprises.

- Oscar, je... je n’ai pas de temps à perdre. Je suis sur le toit de l’immeuble Miaou & Wouf, tu sais, cet immeuble où ils mettent au point de la nourriture pour animaux de qualité si irréprochable. (Note de l’auteur : Je tiens à préciser que je n’ai été nullement payée pour insérer avec tant de subtilité cette publicité flatteuse dans mon texte. Mais... disons que les hauts dirigeants sont très convaincants.)

- Euh... oui. Et puis ?

- Le hic, c’est que je n’y suis pas pour mon simple divertissement. En fait, j’ai en ce moment un canon de fusil qui me rentre dans l’oreille, et c’est un peu dérangeant.

- Un ca... un caca... un quoi ?

- Un canon de fusil. Et le problème, c’est qu’au bout de ce joli jouet il y a un bras, et qu’au bout du bras il y a un homme pas très gentil.

- Ah. Je vois. Bah, dis-lui que je m’excuse pour les déchets toxiques et que...

- Les... quoi ? Oscar, je n’ai jamais parlé de... déchets toxiques. C’est un fou, Oscar ! Un psycopathe ! Un ding-ding, tout ce que tu veux ! Il me détient en otage !

- Mais... alors, pourquoi il te laisse appeller à l’aide au téléphone ?

- Euh... en fait, il m’a demandé quel était mon pire cauchemar. Et moi, au lieu de répondre bêtement que c’était de mourir, j’ai dit que... bah, que c’était d’écouler toutes les minutes disponibles que j’ai avec mon forfait téléphonique du mois, alors...

- ...

- Oscar ?

- Oui ?

- Tu fais quoi, là ?

- Ah ! Euh, rien. En fait... j’avais un gros point noir sur le nez, et je me suis dit que pour aller te sauver héroïquement, ce n’était pas l’idéal. Tu vois, quand j’aurai ma photo sur la première page...

- Oscar !

- Hum ?

- SAUVE-MOI !

- Du caaalme ! J’arrive, Deborah ! Zeeen ! Relaaaxe... Respiiire...

- Ah, et, euh, Oscar ?

- Quoi encore...

- Il détient aussi ta soeur.

- ...

- Et il exige un million de dollars en échange de nos vies.

- Un million ? Il est dur en affaire...

- Oscar...

- Bah oui, moi je n’aurais pas dépassé le 200$...

- Merci, Oscar. Très flatteur.

- Ben, c’est vrai, quoi ! Tu n’as pas les dents très droites...



(L’auteur a dû couper un passage superficiel du texte pour cause de langage vulgaire et de stupidité exaspérante. Retrouvons maintenant nos amis Deborah, Oscar et le tueur fou ainsi que Tobby, le p’tit chien qui sert de mascotte à Miaou & Wouf, sur le toit de l’édifice du même nom. Veuillez ne pas porter attention à la combinaison de Superman que porte Tobby sur laquelle il est écrit : « Miaou & Wouf, pour du bon miam-miam qui fait du bien au bedon de vos bêtes ! ». Le patron est pas trop confo dans son coco.

Ah et, la fillette aux cheveux nattés avec un revolver sur la tempe, n’y portez pas attention non plus. Ce n’est qu’une actrice minable qui a absolument tenu à jouer le rôle de figurante de « soeur d’Oscar ». Vous voyez, on ne s’est même pas donné la peine de la nommer.)



- Vilain ! Je t’ordonne de lâcher ma fiancée !, hurla héroïquement Oscar, le nez merveilleusement dépourvu de points noirs.

- Oscar, on n’est pas fiancés.

- Non, mais ça sonnait plus classe comme ça.

- ... Si tu le dis.

C’est à ce moment qu’intervint un nouveau personnage. Nouveau, certes, mais non le moindre. Eh oui ! Il s’agit bien du tueur fou ! Pour vous familiariser avec celui-ci, nous vous avons concocté une courte entrevue que nous avons génialissimement glissée dans ce texte.



Journaliste : Bonjour, Tueur Fou.

Tueur Fou : Bonjour.

J : Dites-moi, Tueur Fou. Pourquoi avez-vous décidé de choisir cette carrière si palpitante qu’est celle de... tueur fou ?

TF : QUOI !? VOUS AVEZ UN PROBLEME AVEC MON METIER, ESPECE DE ***** ** **** ? ET VOUS, AVEC VOTRE BOULOT RISIBLE DE JOURNALISTE, VOUS CROYEZ QUE VOUS VALEZ MIEUX QUE MOI, HEIN ? C’EST CA ? SI VOUS CROYEZ QUE... [...]

Les agents de sécurité entrent en scène à ce moment et habillent Tueur Fou d’une sympathique camisole blanche, non sans douceur. L’entrevue se termine.



- Euh, je ne voudrais pas vous déranger, les interrompit poliment le tueur fou, mais je tiens votre copine et votre soeur en otage, là.

Oscar jeta un coup d’oeil à la fillette gigotante qui se tenait à côté du psycopathe.

- Désolé de vous contredire, mais ce n’est pas ma soeur. Ce n’est qu’une actrice minable qui a absolument tenu à jouer le rôle de figurante de « soeur d’Oscar ».

- Euh... faites comme si c’était votre soeur, d’accord ?, chuchota Tueur Fou. Coupure budgétaire oblige, on a dû se passer de l’actrice appropriée...

- ...

- Bon, revenons au sujet. Au fait, monsieur, comment avez-vous fait pour monter jusqu’ici ?, dit le psycopathe en désignant l’armée de policiers qui s’étendait à perte de vue et les hélicoptères qui survolaient la scène. En effet, pour épuiser ses minutes, Deborah avait pu appeller la police.

- Ben, j’ai simplement dit : « s’il vous plaît ». (Puis, se tournant vers la caméra : ) Vous voyez, les enfants. Il ne s’agit parfois que d’un peu de politesse pour arriver à obtenir ce que l’on désire... (Et, se retournant vers Tueur Fou : ) Et maintenant, monsieur, je vous affronterai dans un sanglant duel afin de sauver héroïquement la vie de ma fiancée.

- Oscar, on n’est pas...

- Tais-toi, bébé, et laisse l’homme viril que je suis se battre en ton honneur.

- Oscar – c’est bien votre p’tit nom, n’est-ce pas ? -, je vous rappelle que j’exige un million de dollars contre la vie de votre copine et de votre soeur, l’interrompit le psychopathe.

Oscar allait protester et sortir son argument clé, mais Tueur Fou le contra, comme s’il lisait dans ses pensées.

- Cela inclue AUSSI le rabais sur votre... soeur, parce qu’en fait, Deborah n’a pas les dents si croches que cela.

Le jeune héros soupira. Il n’avait pas l’argent. Deborah (et sa... soeur) allaient mourir. Sauf si...

- Oh ! Regardez ! Une envolée de castors !, s’écria-t-il.

Tueur Fou (bon dieu qu’il est naïf !) se retourna comme le seul homme qu’il était. Oscar en profita donc pour parcourir les dix mètres qui le séparaient de lui, détacher sa copine et sa... soeur (elles étaient ligotées... disons), arracher le revolver des mains du psychopathe, le jeter du haut de l’immeuble, mettre les deux filles sur son dos, jouer une chanson à la guitare, danser la macarena et, enfin, se sauver.



Tout est bien qui finit bien. Tueur Fou changea son nom pour Tueur Fin (plus classe) et fit carrière dans le domaine de la chanson country. L’actrice minable qui jouait le rôle de figurante de « soeur d’Oscar » n’eut plus jamais de contrat. Oscar et Deborah se marièrent et adoptèrent Tobby, le chien déguisé en Superman. Agathe s’enticha d’une pierre et se mit à la chouchouter comme si c’était sa propre fille (j’ai rien trouvé d’autre...)




FIN


_____________________________________________

XDDD je pouvais pas la mettre sur le podium avec un déconnage et hors-sujet pareil. Je suis d'avis qu'on la fasse interner, pas vous ?



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( NOM : Nyra
ETAT MENTAL : Foldingue hystérique
DELIT : Ecriture d'un texte frappa-dingue et dangereusement hilarant
VERDICT : Internement à vie )


CETTE FOIS, c'est vraiment tout ! Corazon

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MessageSujet: Re: Duel psychologique   Sam 5 Mai 2007 - 18:13

J'adoooooooooooooooooooooooooore !!!!!!!

I loooooooooooooooooooove !!!!!!

Nyranounette tu as ma considération pour le restant de tes jours !!!!!!!!

Sakka c'est trop bien !!!!!!!! Cat aussi j'adoooooooooooore !!!!!!!



Je suis sous le choc là xDDD
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MessageSujet: Re: Duel psychologique   Sam 5 Mai 2007 - 18:26

lol! lol! lol! lol! lol! lol! lol! lol! lol! lol! lol! lol! lol!
Nyraaaaaa lol! Tu m'as tuée t'es contente ? lol! lol! lol! lol! lol! lol! lol! lol! lol! lol! lol! Laughing Laughing Laughing Laughing Laughing Laughing Laughing Laughing Laughing

AhUUUUm. Bravo à toua, Sakka, et à toi Xin', vos textes sont super =DDD
Romichou, je PROTESTE ! Je t'avais DIT de changer le truc avec le canon qu'il casse et puis... et puis tu as rajouté une phrase espèce de brigande ! (eh oui j'ai l'oeil)
Tu vas creuuuver Twisted Evil Twisted Evil Twisted Evil Twisted Evil Twisted Evil Twisted Evil

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MessageSujet: Re: Duel psychologique   Sam 5 Mai 2007 - 18:33

Youps j'ai oublié le truc du canon Embarassed j'édiiiite me tue pas !
Nyoh ? Oo j'ai rien rajouté, je le jure sur la tête de mon texte de défi que je suis en train d'écrire ( Minou tu peux plus me tuer maintenant, je fais ton défi XD ).
Comment tu trouves mes trophées ? Star

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MessageSujet: Re: Duel psychologique   Sam 5 Mai 2007 - 19:21

Ah tiens c'est bizarre alors... il y a une phrase que je ne vois pas dans mon doc... mais en y réfléchissant bien elle doit être de moi quand même Embarassed
Et tes trophées... Minou Minou

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MessageSujet: Re: Duel psychologique   Dim 6 Mai 2007 - 12:15

T'as dû rajouter quelque chose quand tu l'as envoyé...

Booon je verrouille et je mets dans les défis terminés ^^.

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