Bidule Doodle Converti à l'expériencrisme fanatique

  Age : 55 Inscrit le : 07 Aoû 2007 Messages : 307 Citation : Citation. Répétition erronée d'une déclaration d'autrui. Humeur : J'ai faim Powa ? : God powaaa (puis synthol use)
 | Sujet: Feuille blanche, mon tyran, qu'il est dur d'être ton amant Jeu 6 Sep 2007 - 22:44 | |
| Bon, un premier petit post... Un petit peu de contexte ? Un ménage à trois : Moi (arnaud de fontainebleau, préfet de serdaigle), allessandro Lomati (prince d'Italie et préfet de serdaigle aussi, les deux sont grands rivaux) et Chyin (une chinoise sur laquelle Arnaud lorgne)
Pour le faire rager Lomati à embrassé Chyin qui lui a fichu une baffe en retour. Lomati vient s'excuser auprès d'Arnaud et de Chyin.
| Spoiler: | | | Alors qu'Arnaud était debout, les gants dans une main, il attendait la réaction de ce Lomati qui ne cessait de le dévisager. Soudain, il se passa quelque chose. L'action avait été si rapide qu'il n'avait pas très bien vu. Il avait en face de lui une Chyin de dos et un Lomati qui semblait bizarrement pris par un soudain torticoli, la tête complètement tournée.
Ce ne fut qu'en voyant la pose de Chyin et en entendant ses paroles qu'il comprit ce qu'il s'était passé. La surprise et la soudaineté de cet évenement lui avait fait oublier toute colère. En fait, il était complètement abasourdi par le geste de Chyin. Certes, il savait qu'elle n'était aucunement de haute origine, mais la prompteté et le naturel de sa réaction la faisait remonter dans son estime. Intérieurement, il souriait, même si son visage restait aussi dur que précedemment. L'affront du baiser était au moins quelque peu corrigé si ce n'était lavé entièrement.
C'est alors que Lomati commenca à relever la tête et à le fixer. Presqu'immédiatement, Arnaud ressenti de nouveau de la colère. Il fallait dire aussi : "vous n'avez plus toute votre tête, deuxième lame" C'était un affront on ne pouvait plus clair et il allait ravaler ses paroles. "La Mort fors l'Honneur" telle était sa devise et ce n'était pas aujourd'hui qu'il l'oublierait. Aussi quand Lomati s'approcha de lui avec une fierté indéniable dans le regard, il se demandait déjà quelles seraient les conditions du duel... Choix du lieu, choix des armes, choix de la fin et des témoins et médecins, c'était la règle...
Mais alors que le Prince d'Italie se rapprochait, Arnaud le vit soudain se casser la gueule. Il allait bouger pour l'aider à se relever- entre gentillhommes, on pouvait rester courtois même lorsqu'un duel allait être prononcé - lorsqu'il remarqua qu'il s'était trompé. Le Prince d'Italie ne s'était point cassé la gueule.
Le Prince d'Italie avait mis genou à terre et courbait l'échine.
Arnaud n'avait pas bougé depuis le début mais avait juste baissé les yeux, le visage toujours aussi dur. Intérieurement, il se demandait ce que s'était que ce b, ce qui se passait.
*Mais il n'espère pas que je vais l'adouber, là ou quoi ?* -"Je m'excuse d'un acte qui a pu vous offenser, Marquis De Fontainebleau."
Arnaud ne bougeait toujours pas mais intérieurement toujours, ça n'en cogitait pas moins. Quoi ?!!!? Il s'en allait ? Comme ça ? Enfin, le genoux à terre ? Comme les gueux ? Mais, mais, mais ? Mais non, ce n'était pas possible ! Pas un prince quand même ! Et pourtant alors qu'il commençait à se relever, il fallait bien le croire : c'était possible.
Lomati n'était qu'un lâche.
Avoir refusé un duel, boh après tout, là n'était pas trop le problème, on pouvait très bien s'en sortir tout à fait bien et conserver son honneur. Mais de cette si humiliante façon ! Arnaud avait bien du mal à comprendre qu'un prince - après tout, il fallait bien accepter la vérité - put se comporter aussi indignement ! Quel couard !
C'est alors qu'il se tourna vers Chyin. Et lui refit la même scène. Cette fois ci Arnaud fut plus irrité qu'estomacqué : plier le genoux devant une demoiselle, c'était pour lui un moyen de séduction. Et pour l'entendre dire quoi ? "Mon intention était sincère" ? "il ne pensait pas à mal" ? Pff, il pensait bien en mâle, surtout ! Et il croyait qu'il allait gober ça ?
Mais c'est alors qu'il leur tourna le dos et s'en alla vers la fenêtre pour l'ouvrir. Ah ! Lomati allait sauter dehors. Ma foi, ce n'était pas lui qui le retiendrait. La mort fors l'honneur. Vu où en était son honneur, la mort parviendrait à peine à laver la bassesse de son comportement !
Mais non, encore une fois ! Il prit un hibou qui attendait dehors et se mit à le caresser. Lomati le dégoûtait franchement. Quel pathétisme ! Voilà ce qu'étaient les italiens ! Il se tourna vers Chyin et annonça :
"Mademoiselle, je trouve que cette pièce empeste. Acceptez vous de m'accompagner dans un lieu plus convenable en attendant que des elfes fassent le ménage ? " |
Un deuxième que beaucoup reconnaitront ^^
| Spoiler: | | | La portière de la voiture claqua. Si ce bruit sourd ne résonna pas beaucoup dans ses oreilles, il fit longtemps vibrer son coeur. La voiture était encore arrêtée, l'habitacle déjà chauffé par ce soleil de Juin, ses bagages dans le coffre et la porte d'entrée fermée. Le sourire qui ornait depuis un certain moment déjà le visage de Sean s'agrandit. C'était étrangement ces minutes de transition qui étaient les plus délectables. Les vacances n'étaient pas encore démarrées et le travail pas encore arrêté. Un grand moment d'incertitude et d'excitation sans fin. Il se sentait submergé par le même sentiment qu'un enfant au pied du sapin : partagé entre l'excitation de l'attente et le désir de voir ce qu'il y avait sous le papier multicolore.
"N'est ce pas, Bidule-Doodeul, qu'on va bien s'amuser sur Recta VI ? Apprécie donc moi cet instant ! Ah, je me demande bien ce que je vais pouvoir trouver là bas. La brochure disait que c'était rempli de naïades. Hé, hé ! A moi les petites poulettes !"
Tout en disant cela, Sean s'était penché vers la boite à gant pour en sortir le module de copilotage. Voyons... Quelle route fallait-il emprunter ? Partir du 4, avenue de ? Oui, bon ça, il savait où il habitait ! Rha la la ! Mais pour qui les prenaient-ils ces constructeurs ? Il n'était pas un abruti fini non plus ! Sean se força à ne pas s'énerver. Après tout, c'était bien les vacances, non ? Pas de stress, zen. Voilà quel serait le parfait mot d'ordre de ces quinze jours de repos. Sean jeta un rapide coup d'oeil à sa montre et eut soudain l'estomac qui se nouait.
S'il voulait éviter les embouteillages sur l'autoroute spatiale, il fallait qu'il parte maintenant. Ainsi, d'un tour de poignet entraîné, il enclencha le starter de sa voiture. Cette carcasse de métal se mit à vibrer brutalement ce qui n'eut pour d'autre conséquence que de faire choir Bidule-Doodeul, la plante verte de Sean. Ce dernier s'empressa de la ramasser et de la reposer sur le siège en cuir de phoque tout en lui marmonnant des excuses et commença sa route.
Si Sean n'était pas animiste, il aimait profondément sa plante verte. Il l'aimait en attendant d'en trouver d'autres, de belles plantes. Chose qu'il espérait bien faire sur Recta VI, le paradis des âmes libres ! Interdit aux couples. Oh ! Bien sur, certains couples venaient là bas, mais ceux-là avaient toujours des vocations échangistes. Cependant, ils étaient assez mal vus car ils faussaient le jeu : le but étaient de venir seul et de repartir en couple. Ceux qui venaient en couple ôtaient des chances de rencontres définitives aux cent pour cent pur célibataires.
Dans un sourire, Sean termina ses pensées en se demandant s'il pouvait jamais être considéré comme un couple, avec Bidule-Doodeul. Juste avant de lâcher un juron à faire rougir la plus aguerrie des péripatéticiennes de Luna-Vénus. Il pesta de longues minutes contre ces fous en vaisseaux décapotables qui se croyaient tout permis parce qu'ils avaient suffisamment d'argent pour corrompre tout spatio-agent qui aurait le courage de les arrêter. Mais que faisaient donc les politiciens ?
"Hein, Bidule-Doodeul, t'as vu ça ? Hein ? Et à quoi ils servent nos impôts ? Ils pourraient au moins arrêter les dangers publics ! Et on se demande pourquoi il y a tant de tués sur les spatio-routes ! Mais bon... Zennnnnnn, on a dit ! " lâcha-t-il dans un grand soupir découragé.
Il jeta un coup d'oeil à l'horloge du tableau de bord. Cela faisait bientôt trois heures qu'il avait quitté son appartement. Trois heures qu'il conversait en monologue avec sa plante verte, trois heures qu'il écoutait les informations et de la musique classique par intermittence et trois heures qui ne lui donnaient plus qu'une envie : se bouger le postérieur. Ces sièges option cuir avaient beau être confortables, il se prit à rêver d'avoir pu se payer le voyage en téléporteur. Mais les temps étaient durs et on ne pouvait pas tout s'offrir.
De plus, il avait besoin de faire le plein d'hydrogène. Il serait bientôt à sec si cela continuait comme cela. Et en plus, il était bientôt midi ! Trois bonnes raisons de s'arrêter pour se délasser de trois heures de route interminable. Il actionna son clignotant et s'engagea dans l'aire de spatio-autoroute. Il se gara rapidement en effectuant un créneau qui le remplit de fierté et le conduisit à abreuver sa plante d'un flot de paroles joyeuses.
Il s'extirpa avec le plus grand soulagement de l'habitacle, laissant Bidule-Doodeul tout seul, et glissa sa carte dans le robot pompe avant de partir vers le magasin de l'aire. Il y acheta un chewing gum nourrissant goût avocat-rosbif-glace à la fraise et se dirigea nonchalamment vers le module de repos "ambiance campagnarde".
Dès qu'il y entra, un vent frais souleva ses cheveux blonds et remplit ses poumons d'une énergie nouvelle. Il s'avança donc en marchant gaiement et en appréciant le moment qu'il passait. Finalement, plus de trois mille ans après, la célèbre maxime "Carpe Diem" était toujours d'actualité. Il sentait dans sa bouche la saveur du rosbif accompagné de son gratin de pomme de terre martienne. Un des plats qu'il préférait. Cette idée, le vent, la satiété et des jambes délassées le rendirent encore plus guilleret qu'il n'était déjà.
Il n'avait plus qu'une envie cependant : s'allonger deux minutes et faire une petite sieste. Il réglerait sa montre pour qu'elle le réveille après vingt minutes du bon sommeil de loir qu'il affectionnait tout particulièrement. Il jeta donc un coup d'oeil tout autour de lui et se dirigea vers des herbes hautes qui lui feraient un matelas des plus confortables.
Alors qu'il se rapprochait ainsi, il aperçu une espèce de grosse larve étendue dans SES herbes. Non seulement cela ne le contentait que peu mais en plus, c'était un mauvais présage : s'il s'agissait d'une larve, il faudrait qu'il prévienne les autorités pour qu'ils viennent la tuer et faire une mission de prévention et de vérification dans les alentours. Dans un soupir contrarié, il s'approcha tout de même. S'il partait sans rien dire et qu'il était repéré, il en aurait pour trois mois de prison.
Prudemment, sans un bruit, digne des plus grands chasseurs de mammouths d'antan, Sean vint au plus près de la larve suspecte. Puis soudain, alors qu'il écartait les dernières herbes, il éclata d'un grand rire qui fit sursauter la créature. Secoué par l'hilarité, le jeune homme ne put rien faire d'autre que de s'affaisser doucement dans les herbes en se tenant les côtes et en essayant tant bien que mal que d'expliquer ses manières :
"Ex...Excusez moa-ha ha ha HA HA HA ! Je, jeuh heu heu vous ai pris pour GLUARP ?"
Son hilarité fut stoppée net par son chewing gum nourrissant qu'il venait malencontreusement d'avaler. En toussant et en se tenant la gorge d'une main, il fit de grand gestes à son interlocuteur afin qu'il l'aide à ne pas mourir d'asphyxie. |
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Dans la vie il y a deux expédients à n'utiliser qu'en dernière instance : le cyanure ou la loyauté. Comment sauver la planète ? Sortir les poubelles... ^^
Admin
(plus discret que ça, tu meurs...) |
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